La Série 3 coupé est morte, vive la BMW Série 4 ! Et nous voici au volant de la 435i, version la plus puissante de la nouvelle venue avant l’arrivée prévue pour 2014 de la M4, remplaçante de la M3.

Technique

Sur le papier, avec son centre de gravité plus bas, son empattement rallongé, ses voies élargies et sa suspension retravaillée, la Série 4 prétend surpasser encore les attributs dynamiques déjà remarquables de la berline Série 3 (dont elle dérive). Et au-delà du papier, vous le découvrirez sous peu, elle y parvient.
Pour l’heure, cette 435i demeure la plus puissante des Série 4. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne lambine pas. Elle est la seule parmi la gamme du nouveau coupé BMW à bénéficier d’un 6-cylindres TwinPower. Un bloc turbo qui développe 306 ch à 5 800 tr/min et un couple de 400 Nm disponible entre 1 200 et 5 000 tr/min. Notre modèle d’essai embarquait également la boîte 8 ZF automatique à palettes, qui permet de faire chuter le 0 à 100 km/h de 5,4 (boîte manuelle) à 5,1 sec pour une vitesse de pointe limitée à 250 km/h.
Enfin, notons que le coupé Série 4 affiche une hauteur de caisse réduite de 10 mm face à une berline Série 3, ce qui lui offre le centre de gravité le plus bas de l’actuelle gamme BMW entière. Et comparée à celle de l’ancien coupé Série 3, la section avant renforcée a vu sa rigidité grimper de 60 % tandis que la suspension a été revue afin de convenir aux ressorts, réglages d’amortisseurs et carrossage spécifiques du nouveau coupé.

Sur la route

S’il est une déception, elle vous saute bien vite au esgourdes lorsque le 6-en-ligne 3.0 turbo de la 435i s’éveille. Ceux qui s’attendaient à une note seulement édulcorée du son délicieux de la M135i seront un peu déçus. Je le fus. Le résultat est certes velouté et sonore, mais pas aussi impressionnant qu’on le souhaiterait, même lorsque le bloc grimpe pleine charge jusqu’aux 7 000 tr/min de la zone rouge.
En revanche, l’accélération qui accompagne les montées en régime se montre quant à elle totalement convaincante. Grâce à la large plage de couple ou l’action précise et rapide de l’excellente boîte automatique ZF, la poussée s’avère immédiate dès l’instant où l’on met pied dedans. Au démarrage et en ligne droite, la 435i fait très forte impression. Aucun doute !

Pourtant, sur les routes portugaises les plus sinueuses de notre essai, la 435i est apparue encore plus impressionnante, véloce. Notre modèle possédait le pack Sport et par conséquent, la suspension active ainsi que la direction livrées de série sur les modèles M Sport. En passant du mode ‘Confort’ à ‘Sport’ ou ‘Sport Plus’, on perd un amortissement très doux et subtil pour des réglages bien plus fermes, quoique non moins confortables. La direction se révèle également plus consistante et l’inscription en virage plus incisive. Enfin, en ‘Sport Plus’, l’ESP et l’antipatinage relâchent juste assez leur emprise sur la dynamique pour laisser l’auto entamer une dérive initiée puis contrôlée via l’accélérateur.

À aucun moment le sous-virage ne se fait d’ailleurs trop présent, l’adhérence du train avant étant tout bonnement prodigieuse. Sans doute plus encore que celle d’une M3 E92 bien chaussée. Néanmoins, ça n’est pas lors de manoeuvres extrêmes que la 435i impressionne le plus, mais dans sa manière d’évoluer sereinement et de mordre le bitume, ce avec autant d’aisance. Ou la façon dont elle inspire confiance.
En définitive, si la 435i n’est pas tout à fait ce genre de voiture qui constamment, pousse son conducteur à rouler plus vite (trop raffinée pour ça), elle démontrera à la moindre demande de redoutables capacités.

Face à la concurrence

Ses principales rivales se nomment Audi A5 (en particulier la S5 quattro de 333 ch et 68 900 €) et Mercedes Classe C Coupé, dont les tarifs débutent eux à 52 550 € en version C350 de 306 ch avec pack AMG. Après cette première prise en mains, la BMW semble parfaitement à la hauteur de la Mercedes tandis qu’en matière de dynamique, la S5 pourrait avoir quelques soucis à se faire…

Pour le reste

L’appellation Série 4 imposera une nouvelle et intrigante hiérarchie lorsque, dès l’aube 2014, les versions M feront leur apparition. Les futures M3 et M4 seront lancées au même moment avec des moteurs 6-cylindres turbocompressés plus puissants que le V8 atmosphérique de la M3 E92. Toutefois, il est clair que chez les pilotes, la M4 s’attirera le plus d’attention et tiendra un rôle central dans la définition des futures BMW M, laissant le soin à la M3 (rappelons que la Série 3 s’avère un peu moins dynamique que cette Série 4) de satisfaire ceux qui souhaitent absolument rouler en 4 portes.
Enfin, des ‘4’ cabriolet et Gran Coupé devraient également suivre, BMW chassant la niche, encore et toujours.

 

 

Crédits EVO magazine

Essai : BMW 435i, pas que belle
Caractéristiques Moteur : 6 cylindres en ligne, 2 979 cm³, turbo CO2 : 185 g/km (169 g/km en boîte auto) Puissance : 306 ch de 5 800 à 6 000 tr/min Couple : 400 Nm de 1 200 à 5 000 tr/min 0 à 100 km/h : 5,4 sec (4,9 sec en xDrive et boîte auto) Vitesse maxi : 250 km/h (constructeur) Prix de base : 49 950 €
Moteur90%
Comportement85%
Qualité & Design80%
Confort & Pratique70%
Emotion85%
LES +
  • Surpasse la série 3 par sa dynamique
  • Coupé plaisir
LES -
  • Sonorité moteur
  • Manque de place à l'arrière
82%Note Finale
Note des lecteurs: (56 Votes)
47%

5 Réponses

  1. Rom

    Fadasse? elle est magnifique: sportive, classe, distinguée… avec une ligne suggestive. Le dernier coupé aussi réussi remonte selon moi à la E36, qui à l’époque était aussi une réussite extraordinaire

  2. Speed

    Au niveau du style je peux l’accorder, en revanche la dernière nommée avait de vrais moteurs EXPRESSIFS eux. J’ai vu tourner en démonstration la version berline 335 Xi F12 (donc même moteur qu’ici) sur un aérodrome transformé en circuit pour l’occasion pour un événement de course historique. Point de vue son et impression, j’ai eu la même sensation en extérieur que l’essayeur au volant ici. Efficacité, un bruit de turbo qui souffle et presque pas de bruit moteur de montée en régime à pleine charge. Presque un diesel moderne.
    Triste époque, après on sait pourquoi les gens achètent des mazouts (presque les mêmes perfs pour les même sensations). Cela dit après le passage d’une Cheetah et d’une A110 1300 et de Bugatti type 35, l’oreille risque d’en demander beaucoup!!!

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