Nouvelle venue dans l’univers exclusif des quatre roues, la GTA Spano va faire du bruit.
Avec 780 ch d’un V10 8.3, c’est probable… Ceci étant, elle pourra aussi éveiller l’attention grâce à l’emploi de matériaux et de technologies de haut niveau. Une expertise qui nous vient tout droit de la compétition, et pourra être méticuleusement appliquée aux seuls 99 exemplaires qu’il est prévu de fabriquer.
L’entreprise espagnole GTA Motor est effectivement impliquée dans le monde de la compétition depuis plus de 15 ans ; championnats GT, Superleague Formula ou F3 notamment. Mais au milieu des années 2000, est né le projet de créer une machine de route. Étrangement d’ailleurs, pas un engagement en compétition de cette ‘super sports car’ – comme ils l’appellent – n’est prévu, à aucun moment. C’est donc d’une feuille blanche et d’un fantasme uniquement tourné vers le plaisir routier qu’est née cette GTA Spano.
Plus que ses lignes, ce qui séduit tient en l’idée que des ingénieurs issus de la compétition aient pu faire la mise au point. D’ailleurs, si le design extérieur ne fera pas l’unanimité, c’est peut-être parce qu’il a surtout été conçu pour satisfaire aux exigences de la déesse ‘performance’ (cf. Gumpert Apollo, dans un registre encore plus radical). Au diable le diktat de la beauté, on lui préfère sans doute celui des lois aérodynamiques.
Sous cette carrosserie en fibre de carbone se cache un châssis inédit construit autour d’une monocoque (56 kg seulement), utilisant à la fois la fibre de carbone, le kevlar et le titane. Cependant et malgré tout cela, le poids reste quand même notable, avec 1350 kg officiels.
Ce qui n’empêchera pas le rapport poids/puissance de n’avoir rien de comique, puisque la puissance annoncée du V10 à l’américaine (placé en position centrale arrière) est de 780 ch à 6300 tr/min et 920 Nm. Voire même 840 ch dans une version carburant au bioéthanol ! Un 2,9 sec au 0 à 100 km/h et 350 km/h en pointe finiront de nous convaincre de la prendre au sérieux. Pour le reste, on peut citer une transmission du couple aux roues arrière via une boîte séquentielle à 6 rapports, une double triangulation aux quatre coins de l’auto, une aile arrière rétractable, de larges Pirelli P zero, ou encore un système de freinage en carbone céramique AP Racing. Puis, on peut le souhaiter, des réglages experts. Ce serait légitime.
Pour sa part, l’intérieur ne fera pas dans l’extravagance. Sobre, réservé à deux personnes, on y trouvera cuir, alcantara et fibre de carbone. On a même 300 litres de coffre. Seule particularité visible, un toit panoramique. Sensible au confort des passagers, l’habitacle n’est donc en rien dépouillé ; sièges électriques chauffants, navigation, système audio, écran LCD 7 », etc. Une raison sans doute de la masse totale approchant les 1400 kg. (Enfin, on ne va pas faire les grognons. Avec 1,73 kg/ch pour le modèle de 780 ch, c’est encore mieux qu’une Veyron.)
Pas très sexy mais annoncée comme diablement performante, la Spano débutera sa carrière commerciale cet été 2010, avant de débuter sa production. Une production totale limitée à 99 exemplaires (budget estimé : environ 600 000 €…). Autant dire que vous n’en verrez guère sur la route. À moins que vous n’alliez au Mans le 11 juin pour la grande parade des pilotes. Elle y sera.







