Alors que la Golf VII pointe le bout de son museau, voilà-t-y pas que le Volkswagen nous décline sa Golf VI Cabriolet en GTI, une première s’il vous plaît. Autant dire que cette découvrable risque de rester encore un certain temps au catalogue. Faut-il s’en plaindre ?

Technologie

Apparue en 2008, la Golf VI est une évolution assez peu profonde de la Golf V, sortie en 2003. Heureusement, celle-ci s’est d’emblée avérée très bien conçue, avec notamment un excellent rapport encombrement/habitabilité. Surtout, sa suspension a été mise au point par un transfuge de chez Ford, formé par Lotus, qui a imposé un essieu arrière multibras, interdit aux Renault Mégane et Peugeot 308 pour ne citer qu’elles. Abaissée de 22 mm à l’avant et 15 mm à l’arrière, elle peut se compléter d’un amortissement piloté DCC.
Sous le capot, on retrouve une vieille connaissance, en l’occurrence le bloc 2.0 TSI de 210 ch (pour 280 Nm) : la GTI Cabriolet n’a pas droit à l’évolution à 235 ch de la berline. Il s’attèle au choix à une boîte 6 manuelle ou à la DSG 6, dont le différentiel tente de se la jouer ‘glissement limité’ avec le dispositif XDS.
Ainsi gréée, la Golf GTI Cabriolet passe de 0 à 100 km/h en 7,3 sec et atteint 235 km/h en pointe (avec la boîte DSG). Elle limite sa consommation moyenne à 7,6 l/100 km, ce qui correspond à 177 g/km de CO2, malgré ses quelque 1 555 kg sur la balance.
La capote a été soignée : elle s’escamote complètement (en 9 sec) et reste manœuvrable jusqu’à 30 km/h.

Au volant

Si notre modèle d’essai, aux spécifications allemandes (nous sommes à Munich) arbore la traditionnelle sellerie à carreaux, les exemplaires vendus en France bénéficieront tous de sièges en cuir. Pour un modèle non ‘premium’, la finition s’avère de très bon niveau, surtout côté assemblages, et comme d’habitude chez VW, on se concocte aisément une position de conduite impeccable.
Surprise, cette auto se révèle étonnamment spacieuse pour un cabriolet (les places arrière sont vraiment utilisables par deux adultes) tandis qu’à 250 l, le coffre se révèle très suffisant.
Contact. Au ralenti, on n’entend guère le moteur, surtout si on a baissé la capote, ce qui n’est pas plus mal car sa sonorité, certes pas foncièrement désagréable, demeure assez quelconque.
DSG en mode ‘Sport’, nous quittons l’aéroport de Munich pour gagner l’autoroute, filet anti-remous (de série) en place. Bien conçu, il permet de rouler à près de 230 km/h (vitesse que la voiture atteint sans peiner) dans un confort acceptable. Il faut dire que le moteur, s’il ne regorge pas de caractère, s’accomplit plus qu’honorablement de sa tâche, titillant sans se plaindre la zone rouge située à 6 500 tr/min.

Sur les aspérités, on sent la caisse travailler, mais sans excès, de sorte que cette Golf, nantie d’une bonne tenue de cap, procure une grande sensation de sûreté.
Dans les virages campagnards, son train avant manque toutefois de précision et de mordant, ce qui gêne le placement de la voiture. L’adhérence n’est pas à remettre en cause, mais on aurait aimé un châssis réglé plus sportivement : c’est une GTI tout de même. L’équilibre général demeure très sain et permet d’entretenir de belles cadences, encore renforcées par les bonnes reprises dont gratifie le moteur. Corollaire, même avec les amortisseurs réglés sur ‘Sport’, le confort reste appréciable, tandis que la capote profite d’une insonorisation telle qu’on oublie presque l’intérêt des modèles à toit dur rétractable.
Pour la sa part, la DSG 6 (à commande hydraulique) prend de l’âge. Toujours prompte à rétrograder, elle se révèle parfois paresseuse quand elle enclenche le rapport supérieur, mais sa gestion électronique apparaît bien calibrée. Bref un cabriolet rapide mais pas sportif, contrairement à ce que son appellation suggère.

Face à la concurrence

36 450 €, c’est une somme pour une compacte découvrable. Mais ici l’équipement se révèle complet (cuir, GPS, clim bizone, Bluetooth, projecteurs bixénon directionnels…) et une Peugeot 308 CC Féline THP200 s’affiche déjà à 34 500 €. L’Audi A3 2.0 TFSI Cabriolet débute à 37 100 € avec un équipement sensiblement inférieur, tandis que la BMW 120i Cabriolet Confort (36 800 €) marque le pas côté puissance et dotation. Quant à la Renault Mégane CC, elle ne propose pas de motorisation essence de plus de 130 ch.

Pour le reste…

Depuis le lancement de la Golf I Cabriolet en 1979, la compacte allemande version cheveux au vent s’est écoulée à près de 700 000 exemplaires, un record qui n’est pas près d’être battu.

 

Test : VW Golf GTI Cabriolet
Caractéristiques Moteur : 4 cylindres, 1 984 cm3, turbo CO2 : 177 g/km Puissance : 210 ch à 5 300 tr/min Couple : 280 Nm à 1 700 tr/min Vitesse maxi : 235 km/h (constructeur) 0 à 100 km/h : 7,3 sec (constructeur) Prix de base : 36 450 € En vente : Maintenant
Moteur80%
Comportement70%
Qualité & Design80%
Confort & Pratique70%
Emotion70%
LES +
  • Homogénéité
  • Habitabilité
  • Performances
LES -
  • Réglages peu sportifs
  • DSG parfois lente
74%Note Finale
Note des lecteurs: (6 Votes)
80%

Une réponse

  1. Dattatray

    In a race on a tight track I think I could beat any of the newer GTI’s with the original since it only weheigd about 1700 pounds. We had a 1976 Rabbit with a very hot motor from a professional Volkswagen engine builder in Colombia, catalytic converter removed, larger carburetor, around 115 hp, that thing would fly.

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