Genève 2010 Live : 4C Concept, Alfa se remue enfin

Il était temps, Alfa Romeo se sort les doigts de l’échappement et propose un véhicule digne de son blason, autrefois synonyme de dynamisme. Et avec ce concept baptisé 4C Concept, Alfa revient à la sportivité, mais également à la légèreté et la propulsion. C’est l’une des très bonnes surprises de ce Salon de Genève 2011. La 4C arbore un style particulièrement séduisant annonçant à l’occasion le futur stylistique de la marque, mais un style aux proportions réussies qui prédit un équilibre dynamique alléchant. Son profil annonce clairement la position du moteur, qui prend place derrière les passagers. Ne mesurant que 4 mètres de long, cette biplace propulsion embarque le 4 cylindres 1 750 TBi à injection directe qui s’attelle ici à la boîte à double embrayage TCT de la marque. Pour ce concept, Alfa ne donne pas plus de renseignement que ‘plus de 200 ch’, alors que la Giulietta QV pourvue du même bloc affiche 235 ch (et 1 320 kg). Une puissance déjà suffisante cela dit pour exhiber un rapport poids/puissance de 4,0 kg/ch (la 8C Competizione en était à 3,5 kg/ch…). Car le concept 4C se signale par une légèreté offerte par sa structure alliant une cellule centrale en carbone, ou des crash box et structure arrière en aluminium. Si Alfa Romeo n’y fait pas allusion dans ses premiers commentaires, il semble qu’elle soit effectivement basée sur la KTM X-Bow, comme le déclarait les rumeurs à son sujet. Pas le plus ignoble des fournisseurs. Ainsi, la 4C ne dépasse pas les 850 kg ; c’est moins qu’une Elise S (de 136 ch). 850 kg environ répartis à 60 % sur l’arrière train. Résultat annoncé : plus de 250 km/h et un 0 à 100 km/h de 5.0 sec. Le tout dans une auto dans l’air du temps puisque légère et à coup sûr relativement économique à l’usage.
Et clou du spectacle, Alfa annonce noir sur blanc que la 4C ne sera pas qu’un effet de manche, mais sera bien commercialisée dès 2012. On pourra dire merci au marché américain ; c’est en partie avec ce genre de véhicule qu’Alfa espère séduire et réinvestir le marché d’outre-Atlantique. Pourvu que ça dure…

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