Souvenez-vous, il y a un an exactement lors du Salon de Genève 2010, Koenigsegg déballait sa toute nouvelle supercar. Ou plus exactement, un modèle de pré-production de cette nouvelle arme supersonique que semble être l’Agera (certains voudraient bien l’essayer pour vérifier). On y annonçait un V8 4.7 biturbo de 910 ch et 1 100 Nm, une boîte séquentielle transversale ou 1 290 kg à sec. Depuis, les mois ont passé alors que Christian von Koenigsegg et son équipe ont quelque peu revu leur copie. En particulier à propos du groupe moto-propulseur. Le V8 biturbo aluminium à carter sec et 32 soupapes conçu en interne a été réalésé à 5.0 litres et développe désormais 940 ch et 1 100 Nm, lorsque carburant à l’essence sans plomb classique (parenthèse ; autres chiffres, autres belles performances : 14,7 l/100 km et 310 g/km de CO2 annoncés). La transmission a elle été totalement revue puisque, d’une unité classique à simple embrayage double disque fixée en transversale, on est passé à une toute nouvelle boîte spécialement développée par Koenigsegg pour l’Agera en collaboration avec le spécialiste Cima. Il s’agit maintenant d’une transmission à 7 rapports et double embrayage inédite, très légère (81 kg) et compacte, et positionnée longitudinalement en arrière du V8. Après ces profondes rectifications, le poids de l’auto est désormais fixé à 1 330 kg à sec. Dans un coin de son stand, Koenigsegg exposera-t-il probablement cette Agera, modèle de production ; Verdict dans quelques heures.
Mais celle qui fera les gros titres et prendra davantage la lumière sous le toit du Palexpo, devrait être l’Agera R. Première sans doute d’une longue série de modèles spéciaux, surpuissants et exclusifs dérivés de la très ‘basique?’ Agera, la R dépasse les 1 100 ch et 400 km/h !

 

Commande spéciale d’un client norvégien, l’Agera R inaugurera la version revue du V8 et pourra développer jusqu’à 1 115 ch et 1 200 Nm lorsque nourri au bio-carburant E85. De quoi lui permettre – théoriquement – de s’élancer au-delà des 400 km/h. (Ses Michelin, eux aussi spécialement développés, seraient capables d’encaisser jusqu’à 419 km/h sans risquer de se désintégrer). Pour le reste, on conserve la coque carbone ou le design extérieur issus des anciennes CCX ou CCXR, ou ces étranges jantes dites Vortex Generating, censées renforcer l’appui aérodynamique. Mais autre particularité de cette Agera R, son coffre de toit. Le futur propriétaire est norvégien et souhaitait transporter ses paires de skis. Difficiles à caser dans le coffre ou en travers de l’habitacle, Koenigsegg a donc conçu pour l’occasion un coffre fixé au niveau du pavillon (pavillon escamotable rappelons-le, et qui trouve sa place sous le capot avant une fois ôté). Ainsi pourvue, l’Agera R aura autorisation de rouler jusqu’à 300 km/h, pas plus. Suffisant pour chausser avant que ça fonde. Avec enfin, une livrée inédite associant le blanc au gris en plus de quelques accents rouges, le prix du pack ‘R’ revient à 155 500 € (20 500 € rien que pour le coffre de toit), à ajouter bien sûr au tarif de l’Agera ‘de base’ fixé à peu de choses près, à 1 000 000 €. De ce point de vue, l’Huayra a trouvé concurrence à sa (dé)mesure.

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