Quelques jours seulement avant l’ouverture des portes du Salon de Genève 2011, Aston Martin annonce la venue d’un nouveau modèle. Quoique nouveau, on pourra en douter au premier coup d’œil, à la simple vue d’une DB9 légèrement restylée. On apprendra ensuite rapidement qu’il y a là la même structure VH en aluminium, le même système de suspension active, la même boîte automatique ZF, le même V12, le même habitacle, le même etc, etc. Il s’agit en réalité d’une DB9 revue de-ci de-là, histoire de la positionner exactement entre les DB9 standard et DBS (autre évolution de la DB9). Une nouveauté à moindre coût. On a ensuite ressorti l’étiquette Virage pour lui coller au derrière. La dernière fois que cette appellation fut utilisée, c’était en 1988 pour un coupé à l’ancienne et à moteur V8, sorte de muscle car anglais dont la réelle sportivité pouvait laisser à désirer. La Virage 2011 sera d’un autre genre.
Esthétiquement, les lignes de la DB9 demeurent. Seuls une grille de calandre inspirée de la One-77, des feux issus de la Rapide ou des boucliers et jupes latérales revus joueront la nouveauté. Sous le capot, le V12 6.0 atmosphérique développera ici 497 ch et 570 Nm ; une puissance qui se cale parfaitement entre les DB9 (477 ch) et DBS (517 ch), tandis que le couple est identique à celui de la DBS. Ainsi, le 0 à 100 km/h est écourté de 0,2 sec face à une DB9, à 4,6 sec, mais demeure 0,3 sec en retrait de celui d’une DBS.
La DB9 a récemment été revue, courant 2010. A cette occasion, la magnifique GT s’est montrée plus efficace que jamais, adoptant la suspension active de la Rapide. Cette Virage conservera cette suspension, dont les réglages ont cependant été revus. À ce titre plus affûtée que la DB9, la Virage aura toutefois une plus grande idée du confort que la DBS, adoptant toujours le mode de suspension le plus souple en fonction de l’attaque du pilote ou de l’état du revêtement. Parmi les évolutions, face à une DB9, on peut également noter l’installation d’un faux-châssis arrière pour plus de rigidité, une boîte automatique Touchtronic II légèrement retouchée (toujours pas de boîte méca contrairement à la DBS), ou un contrôle de la stabilité aux réglages spécifiques. Enfin, les freins céramiques seront ici livrés de série.
Moins radicale que la DBS tant par le look que les attributs mécaniques, la Virage sera donc une évolution de la DB9, dans le sens de la dynamique. Tout comme le modèle du début des années 90 (et tout comme la DB9), elle sera déclinée en version cabriolet Volante. Commercialisée à partir du mois de mars, cette concurrente des CL63 AMG ou Continental GT devrait en termes de prix se situer là encore à mi-chemin entre une DB9 et une DBS. Soit aux alentours de 200 000 €.





