Il n’y a pas que les traders de la City et leurs bonus à millions qui reniflent une certaine reprise, le cavallino ne s’est presque jamais aussi bien porté lui aussi. 2008 était déjà l’année record quant au résultat de Ferrari. Eh bien après une année 2009 en légère baisse, année difficile quoique tout de même moins rude que pour bien d’autres marques de luxe, 2010 s’est avérée plus généreuse encore que 2008, et donc que 2009, sur de nombreux chiffres.
6 573 Ferrari se sont vendues en 2010. Une augmentation de 5,4 % par rapport à 2009 et le meilleur volume de vente de tous les temps pour la prestigieuse marque italienne. La faute à un succès indéniable de la California qui tend à séduire une nouvelle clientèle, ou à celui de la 458 Italia lancée en milieu d’année. Elle aussi attire le client après les louanges de nombreux journalistes, et on s’en souvient, malgré un petit coup de chaud. Après les applaudissements, la diva avait eu droit à un rappel : 1 248 voitures par la case atelier, après que 4 modèles aient fini carbonisés.
Finalement le cheval cabré n’aura guère pâti de ce malheureux épisode et annonce 2010 comme « une année exceptionnelle ». Pour les plus comptables d’entre vous : des revenus net en hausse de 7,9 % à 1,919 milliard d’euros, un résultat opérationnel de 302,7 millions d’euros en hausse de 26,9 %, ou bien un record de trésorerie industrielle net avec 630,8 millions d’euros. Au vu de ce dernier chiffre, de quoi permettre de nombreux investissements (hors F1). Pour notamment, approfondir la technologie hybride apparue sur le concept 599 Hy-Kers.
Les États-Unis accompagnés du Canada demeurent le marché n°1 pour Ferrari avec 26 % des ventes totales (+12,7 %). Mais on voit bien sûr l’émergence de nouveaux marchés tels que la Chine (+ 43,6 %). Le Moyen Orient reste également une valeur sûre, là où s’est ouvert le fameux parc à thème de la marque. Celui-ci semble d’ailleurs connaître d’ores et déjà un grand succès, tandis que les ventes de casquettes, t-shirts, porte-clés et tout le toutim dont Ferrari s’est fait une spécialité n’en finissent pas de s’écouler. Ce sont finalement les marchés européens qui restent les plus mollassons.
Quant à 2011, Ferrari pourra toujours compter sur ses California et 458 afin de s’écouler par milliers. Tandis qu’en termes de nouveautés, toujours nécessaires pour conserver l’intérêt du client fortuné, Maranello devrait pouvoir compter sur l’arrivée d’un spider 458, en plus de sa nouvelle ‘familiale’, la FF, et sans doute quelques surprises. Mais rien ayant 4 portes ou une garde au sol surélevée, Luca l’a juré craché, avec toute l’élégance qui le caractérise.

