Pendant que la Leaf récoltait les suffrages en devenant de-ci de-là voiture de l’année, certains ingénieurs Nissan se concentraient sur ce concept. Un petit coupé compact, propulsion, au profil rappelant la 370Z et uniquement propulsé par l’énergie électrique. Ce qui semble intéressant chez lui est l’aspect dynamique qu’il suggère. Très reculée, la cabine de pilotage réservée aux deux passagers offre tout d’abord un profil particulièrement racé. Mais c’est la répartition des batteries lithium-ion entre les deux essieux et au plus près du sol, l’absence de porte-à-faux, le mode propulsion ou les deux moteurs électriques indépendants qui retiennent l’attention. Chacun des deux moteurs est en effet couplé à une roue arrière, et situé juste au-dessus du train arrière moteur – le long capot ne cache donc aucune rangée de cylindres, plutôt quelques bagages, et n’a pour principal intérêt que le style. Le couple transmis à chaque roue a ainsi possibilité d’être judicieusement dosé en virage, privilégiant la roue extérieure lors de l’accélération afin d’engager plus promptement l’auto. Un système qui favorise l’agilité.
Ceci reste un concept et l’on peut être moins enthousiaste à la vue de sa face avant. Mais Nissan jugera de l’accueil de cet Esflow à Genève. Bien plus séduisant qu’une Leaf cela dit, Leaf à laquelle les moteurs ont été empruntés. Ce concept possède une structure en aluminium et annonce une autonomie de 240 km sur une charge, avec le pied léger. L’autonomie reste donc le problème n°1 mais Nissan a là quelque chose de séduisant à creuser, avec son partenaire français. L’Esflow sera présenté à Genève.

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