Ariel Atom Mugen : 4 cylindres, 10 bougies

Dix ans déjà que Simon Saunders et son équipe dépassent les bornes. Avant de créer, ou recréer la marque Ariel, cet homme-là avait travaillé comme ingénieur à la fois dans le monde de la moto et celui de l’automobile… On l’aurait presque deviné. En voyant l’insecte, son bâti tubulaire façon Ducati et quatre roues aux quatre coins. Ou en se rappelant que la récente et démoniaque Atom 500 recèle un V8 constitué de deux blocs de Suzuki Hayabusa 1300 (pour un total de presque 500 ch face à 550 kg !).

Et pour fêter cela, les dix ans, Ariel a présenté à l’occasion du Salon Autosport 2011 une édition limitée de l’Atom qui en termes de puissance, se positionne entre l’Ariel 3 de base (245 ch), et celle compressée (un peu plus de 300 ch). Le 4-cylindres Honda VTEC Type-R de 1 998 cm³ reste ici atmosphérique mais, envoyé du Japon, il est passé par les ateliers Mugen avant d’atterrir dans ceux d’Ariel à Somerset. Et d’être vissé en avant du train arrière d’une de ces Atom 3. Alors, le bloc K20Z annonce-t-il 274 ch tandis que l’auto se pare d’un treillis rouge et de jantes blanches. Voilà donc l’Ariel Atom Mugen. Une offre limitée à seulement dix kamikazes pour fêter les dix ans.

Dix années depuis lesquelles l’Atom évolue doucement, si Ariel me permet d’employer ce gros mot. Partant de cette structure tubulaire en treillis et d’un châssis très abouti, elle portait au tout début un bloc Rover. Un 4-cylindres 1.8 qui lui aura offert 125, 160 puis 190 ch. Ceci avant que n’arrive l’Atom 2 en 2004 qui, quant à elle, ira se fournir chez Honda pour recueillir son ensemble moteur/boîte. Puis débarquait en 2008 l’Atom 3, toujours équipée du bloc japonais issu de la Civic Type-R. Et voilà. Dix ans.

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