Les séries limitées sont en général, plutôt l’affaire des constructeurs. Seulement parfois, les préparateurs s’y mettent, pensant leur recréation suffisamment exclusive pour ne la proposer qu’en une poignée d’exemplaires, petite plaque numérotée à l’appui, s’il vous plait. Ce sera le cas de PPI et de sa Razor GTR-10. Dérivée de la précédente Razor GTR du préparateur, le 10 ajouté à son nom renseigne sur le nombre d’unités qui seront proposées. Cela pourrait également informer du nombre de cylindres cachés sous la vitre arrière nouvellement ajourée.
La base de travail est en effet une R8 V10 qui une fois retravaillée offre jusqu’à 609 ch. Une puissance disponible aux quatre roues bien sûr – pas de prépa à la MTM – et à 7 400 tr/min (contre 525 ch à 8 000 tr), tandis que le couple maxi grimpe lui de 530 Nm à 6 500 tr/min à 565 Nm à 6 400 tr. Une évolution qu’elle doit à une admission d’air revue, une reprogrammation moteur ainsi qu’à la pose d’un nouvel échappement. Classique.
Ainsi, si cette R8 se trouve si exclusive, c’est peut-être suite à la pose de nombreuses pièces en fibre de carbone ; l’ensemble des extensions lui donnant ce look de pistarde (kit large, nouvelle aile arrière, nouveau capots, etc). Cela dit, certains éléments de carrosserie ont été simplement recouverts d’un revêtement imitant le matériau tressé… moyen. Mesquin. Malgré cela, PPI annonce une ‘possible’ baisse de 250 kg (!) face au modèle de série, ‘suivant les options’ dit le texte. 250 kg… un brin présomptueux, humm !? Bref, avec ce rapport poids/puissance en baisse, est annoncée une ‘possible’ accélération de 0 à 100 km/h de seulement 3,2 sec, la nouvelle vitesse maxi permise par les 609 ch étant de 335 km/h tout de même (contre 316 de série).
L’habitacle quant à lui a été joliment revu, sobrement équipé de sièges baquet à coque carbone. De la fibre de carbone que l’on retrouve un peu partout ; contre-portes, tableau de bord, console centrale ; mêlée à de l’alcantara.
Le kit carrosserie pourra en rebuter plus d’un. Mais quoi. De toute façon, il n’y en aura pas plus de dix au monde. Et probablement pas plus de zéro dans nos contrées.

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