Ariel Atom V8 : folie douce

Quelle est la prochaine étape, traverser l’atmosphère terrestre à coup de gaz ? Parce qu’avec cette Atom 500, la mise en orbite n’est déjà plus très loin. C’est ce que confirmeront sans doute les 25 propriétaires de ce missile terrien qui verra bientôt le jour sur cette planète.
Présentée en 2008 sous forme de prototype, l’Ariel Atom 500 à moteur V8 arrive au terme de son développement. Depuis deux ans, le concept n’a guère évolué, si ce n’est l’arrivée d’un nouveau bloc. Au départ, il était prévu un V8 2.4 de 500 ch et 402 Nm conçu par le spécialiste Russel Savory. Il s’agissait du même bloc que sa proche concurrente, la Catheram RS Levante. Mais en 2009, Ariel a annoncé un petit changement de programme et un nouveau moteur. Toujours signé Russel Savory, le V8 est désormais un 3.0 litres 32 soupapes conçu à partir d’une paire de moteurs de Suzuki Hayabusa… Rien que ça. Un bloc pesant moins de 90 kg (moins que le 4-cyl Honda de l’Atom ‘normale’ !) et offrant deux niveaux de puissance : 481 ch, ou jusqu’à 507 ch à près de 10 000 tr/min ! La zone rouge étant située à 10 500 tr/min. La puissance d’un V10 BMW, mais une masse limitée à seulement 550 kg. Un rapport poids/puissance ahurissant, deux fois plus impressionnant que celui d’une Bugatti Veyron, plus redoutable encore que celui d’une monoplace de GP2.
Les performances sont donc stratosphériques. Ariel vise un 0 à 100 km/h inférieur à 2,5 sec et un 0 à 160 km/h de 5,4 sec… Sans commentaire. La vitesse de pointe annoncée pour le V8 de 480 ch étant de 273 km/h. La transmission du couple aux roues arrière passe par une unité Sadev à six rapports et commande séquentielle. Quant à la suspension, sa structure est la même, mais ses composants ont été allégés. Les amortisseurs réglables sont ici spécifiques, et les ressorts pourront être changés grâce à un démontage-montage facilité. Côté freinage, l’ensemble est signé Alcon. Sans oublier parmi cette jolie panoplie une série d’appendices aérodynamiques qu’il sera curieux de croiser sur le circuit routier.
Le développement du V8 3.0 et de la boîte Sadev, tout deux spécifiques ont alourdi la note. Ce seront 150 000 £ (183 000 €) demandés à chacun des 25 futurs propriétaires. Etant donné les performances ahurissantes de l’engin, ça n’est peut-être pas une si mauvaise affaire. D’ailleurs 20 exemplaires parmi le total de 25 auraient déjà trouvés preneurs alors que sa sortie n’est prévue que pour début 2011.

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