Expérimenter le baquet d’une véritable Formule 1 n’est pas donné à tout le monde. Et si jamais vous vous y risquez, ça n’est pas donné tout court. Les sensations à découvrir alors que l’on est à son volant sont, d’après les quelques témoignages débités à allure réduite, essoufflés par l’effort, littéralement extraordinaires. Mais qu’en est-il alors si c’est un pilote, un vrai, qui s’installe au volant pour quelques tours, couteau entre les dents, à l’attaque au frein, en courbe, à la réaccélération ? Ajoutez à cela une petite averse et vous obtenez sans conteste un sacré cocktail à sensations, vous dans le rôle de la pulp. Sans doute plus jouissif encore que le grand huit signé Ferrari inauguré au cœur d’Abu Dhabi, pourtant le plus rapide au monde.
C’est ce qu’a développé Ferrari. Une Formule 1 capable d’emporter son pilote et non pas un, mais deux autres passagers. Renault comme d’autres avaient leur F1 biplace. Voici maintenant Ferrari et sa F1 pour trois. A quand un Combi F1 sur la Nordschleife ?
Basée sur un châssis de F2002 et baptisée Red Rush, l’auto utilise un moteur de 800 ch atteignant 17 000 tr/min. Un châssis modifié pour l’occasion ; cette Formule 1 mesure près de 5 m de long et pèse 845 kg. Malgré son petit ‘embonpoint’, elle annonce un 0 à 100 km/h de 2,9 sec avant d’envoyer son petit monde à 300 km/h en seulement… 13 sec, pour finalement atteindre 325 km/h en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. En voici quelques clichés, récemment pris sur la piste humide de Fiorano.
Sensations garanties, d’autant que les deux kamikazes se trouvent désaxés, totalement engoncés, tout juste près à se prendre une bonne soupe de G sans voir un dixième de la piste… Déjeunez léger.

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