Novitec Quattroporte : le trident affûté

La séduisante berline italienne a su inspirer l’équipe Novitec.
Lorsque siglé Rosso, Novitec se préoccupe exclusivement des italiennes au cheval cabré ; Le travail sur les super-sportives Ferrari reste sans aucun doute un vrai plaisir. Mais le préparateur n’est pas non plus contre quelque berline de caractère, pour peu qu’elle vienne d’Italie. En la matière, Ferrari reste encore mal doté, et devrait le rester. Aucune quatre portes au cheval cabré à l’horizon. Et selon Maranello, ça n’arrivera jamais !
Pour trouver une berline à chahuter, Novitec est donc allé voir ailleurs. Mais pas bien loin, puisque le cousin Maserati a dans sa gamme un séduisant spécimen. Non exempte de défauts, la Quattroporte peut tout de même s’enorgueillir d’une ligne particulièrement séduisante ou d’un fabuleux châssis. Cependant, les 430 ch d’une Quattroporte S demeurent en retrait face à certaines concurrentes. C’est alors que cette fois siglé Tridente, Novitec s’empare de la ravissante berline pour lui donner un petit coup de fouet. Sans rien perdre de son élégance. Et c’est là tout l’intérêt d’opter pour Novitec.
Les modifications esthétiques restent discrètes et ne font que souligner la sportivité rehaussée de l’engin. On y découvre un modèle de jante typique du préparateur et de subtiles retouches, dont un petit becquet en fibre de carbone posé sur l’extrémité de la malle arrière. Mais les changements les plus importants sont ceux qui ne se voient pas. Pour ne pas gâcher la ligne de la belle italienne.
Comme de tradition chez Novitec, le V8 4.7 a reçu la greffe d’un compresseur (0,35 bar maximum). De quoi lui donner des ailes, à hauteur de 590 ch et 572 Nm (contre les 430 ch et 490 Nm d’une Quattroporte S de série). Ainsi l’accélération de 0 à 100 km/h pourra maintenant impressionner une surpuissante Mercedes AMG avec seulement 4,6 sec (contre 5,4 sec pour une Quattroporte S lors du même exercice). La vitesse de pointe fait quant à elle un petit bond de 280 à 296 km/h. Ceci dit, à ce petit jeu les adversaires teutonnes sont toujours bloquées à 250. Une histoire d’autobhan. À cela, Novitec ajoute une suspension sport totalement réglable suivant l’humeur du conducteur (hauteur de caisse, compression, détente), ainsi que de nouvelles gommes Pirelli P Zero montés sur les jantes de 21 ».
Un travail intéressant pour qui souhaite conserver tous les atouts de son italienne (beauté, agilité et vocalises) tout en allant chercher la concurrence – allemande – plus généreusement motorisée. Mais un travail qui en coûtera tout de même 19 900 € minimum, à ajouter au prix déjà peu amical d’une Quattroporte S.
Dilemme de nanti. 10 000 € de rallonge pour s’offrir la Sport GTS (plus sportive que la S, et 440 ch sous le long capot) ou le double pour une préparation Novitec…

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