La motorisation diesel a déjà envahi la compétition. Démontrant l’étendue de ses capacités. Le sport automobile s’est donc converti à l’auto-allumage même s’il reste encore minoritaire. Quant à l’automobile sportive, celle de nos routes, elle reste fidèle au moteur essence. Qui ne cesse d’ailleurs de progresser sur le thème de l’efficacité consommations/émissions/performances. Les gourous du tout électrique s’en trouvent même embarrassés puisque cela repousse toujours plus loin la mort du thermique. Mais signe que les constructeurs se trouvent asphyxiés par la loi du CO2 (sic), on nous sort une Aston Martin Cygnet, ou bientôt une Impreza WRX STI et une Mitsubishi Lancer carburant au diesel…
C’est en tout cas ce que laissent entendre certains rapports (non encore officiels. Ouf…). Pour la Cygnet, c’est classé. On est certain de son arrivée, qui permettra à Aston de diminuer drastiquement la moyenne de ses rejets de CO2, contre une bonne dose de moqueries. Heureusement, ces anglais s’amusent du ridicule. S’agissant d’une STI ou d’une Lancer diesel, la question est posée. Eh oui…
De précédents compte-rendus faisaient état, dans le cas de Mitsubishi, d’une prochaine génération de Lancer : hybride. On parlait d’un 4-cyl turbo toujours présent mais couplé aux seules roues arrière, tandis qu’un moteur électrique propulserait les roues avant. Quatre roues motrices, tendance propulsion, beaucoup de chevaux… pas des plus déplaisants comme programme. Mais face aux contraintes écologiques qui se résument bien souvent au CO2, Mitsu penserait désormais toujours à l’hybride, mais à l’hybride diesel… ‘Une direction à l’étude’ qui n’aurait encore rien de définitif. La prochaine Lancer n’étant pas attendue avant deux ou trois ans. Ainsi les ingénieurs espéreraient beaucoup de couple, un 0 à 100 km/h d’à peine 5 sec, et surtout des émissions de CO2 de moins de 200 g/km. Mais, quid des sensations ? Une attention qui touche directement l’Europe (fallait pas…). Car les États-Unis ou le Japon, gros marchés de la Lancer, ne sont toujours pas friands du diesel. Ainsi, on peut se poser des questions sur un choix aussi radical pour une telle sportive. Hybride ou pas, cela paraîtrait un peu suicidaire.
De son côté, Subaru ‘envisagerait’ pour sa prochaine Impreza une STI diesel. Elle serait alors motorisée par une version musclée du 4-cyl à plat 2.0 turbodiesel de la marque. Mais rassurons-nous comme on peut, elle ne serait qu’une version supplémentaire au catalogue. Il y aurait toujours un bloc essence au programme. M’enfin…
On veut bien faire des efforts, mais tout de même… Ces derniers temps et sans pour autant perdre de leur efficacité, les Lancer et WRX STI se sont assagies, policées. Ce qui leur vaut de multiples critiques. Le choix du diesel n’y arrangerait absolument rien.

