Nul doute que la Série 5 GT de BMW est une voiture à part, mêlant les styles avec plus ou moins de bonheur. Plutôt moins. Visuellement, ça n’est pas une grande réussite. Et quand un préparateur comme Hamann – connu pour y aller avec le creux de la cuillère – s’en mêle, on peut craindre le pire. On est quelquefois proche du style gangsta qui tourne au drame.
Mais capable de quelques horreurs, Hamann sait aussi se tenir, parfois. Ainsi, son travail cosmétique sur la Série 5 GT s’avère plus raisonnable que certains de ses précédents ouvrages. Peut-être a-t-il pensé que la 5 GT avait été suffisamment peu gâtée par la nature pour ne pas en rajouter. Hormis la présence d’un aileron arrière, franchement non-indispensable, ou de jantes d’un diamètre trop généreux, la Série 5 GT pourrait presque gagner en séduction. Grâce à une garde au sol abaissée, de nouvelles jupes latérales, et des boucliers légèrement retouchés. Ou disons que ça n’est pas forcément pire qu’au départ… Bon, c’est très mal de se moquer du physique, mais là, ce sont les designers de chez BMW qui ont commencé.
En plus de ce petit kit carrosserie, Hamann propose pour le bloc diesel de la 530d une petite révision. Classique, elle consiste en une simple reprogrammation de l’électronique. Cela permet au 6-cylindres en ligne de gagner 30 ch et 80 Nm, culminant désormais à 275 ch pour un couple maxi de 620 Nm dès 1750 tr/min. De quoi rivaliser avec l’excellent bloc diesel 275 ch de la Jaguar XF sans recourir à la 535d GT. Si tant est que les gangsters roulent au gazole.
Et pour ceux qui rouleraient en Mercedes SLS AMG, autrement plus désirable, Hamann annonce qu’il s’en occupera dans très peu de temps. Aïe.

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