Volkswagen continue de proposer sa limousine. La moins populaire des voitures du peuple, qui poursuit sa carrière dans l’ombre des Audi A8, BMW Série 7 ou Mercedes Classe S, autrement bien nées. Après 8 ans de service, elle recevra cette année un nouveau restylage, présenté au Salon de Pékin.
Persévère pourrait être son petit nom. La Phaeton n’aura jamais trouvé sa place dans les sous-sols de quartiers d’affaires. Ce, malgré sa qualité de fabrication irréprochable ou la présence sous son capot d’un superbe W12 (6.0, 450 ch, 560 Nm…). Mais à 130 000 €, ça fait mal de signer pour une Volkswagen. La discrimination fait rage aussi dans l’automobile.
Chez nous, la Phaeton ne se vend pas, et quand elle trouve un preneur ou deux c’est à coup sûr en version diesel. Son public, elle le trouve davantage en Chine où VW est présent depuis longtemps, et où les limousines ont la cote auprès des plus fortunés. La Phaeton y a d’ailleurs enregistré une hausse de ses ventes de 40 % l’an dernier. Voilà pourquoi VW a choisi de présenter son restylage à Pékin, au plus près de la clientèle.
Ça n’est pas le premier, de restylage, et comme les autres il est plutôt léger. Quasi exclusivement cosmétique. Sur certains marchés, la Phaeton resserrera même son offre moteur. Une nouvelle calandre, de nouvelles jantes ou les désormais indispensables rampes de LED font partie des retouches. Pas de quoi éblouir les passants. Elle veut sans doute rester incognito jusqu’au bout. Esthétiquement, l’ensemble demeure bien fade alors que les tarifs resteront à n’en pas douter élitistes. Les nouveaux riches de l’Empire du Milieu pourront tout de même jouer avec Google Maps, désormais disponible dans l’habitacle pour trouver de bonnes adresses. Pour le reste, la Phaeton garde sa transmission intégrale et un choix de deux empattements, en plus de son air de grosse Passat.
Sur le vieux continent, ce petit dépoussiérage ne devrait donc rien changer à son sort.





