Voilà, c’est officiel : la berlinette italienne tombe définitivement le toit et cède aux sirènes de la mode découvrable comme le fit du reste sa devancière F430 (à l’exception de la toile, mais nous en reparlerons…). Deux années après la présentation de la 458 Italia, c’est encore le salon de Francfort que la firme au cheval cabré vient de choisir pour y dévoiler son pendant chevaux et cheveux au vent. La première berlinetta à être dotée d’un moteur central arrière et d’un toit en dur totalement escamotable risque fort de se poser comme l’une des étoiles du rendez-vous allemand…

Ne pas trahir au look, aux performances, au comportement et à l’unanimité ayant salué le coupé à son lancement : la mission était de taille du côté de Ferrari et Pininfarina pour réaliser une version Spider attendue depuis plusieurs mois. A la découverte de l’auto, on se satisfait grandement des lignes globales d’une auto résolument plus agressive que la California l’autre cabriolet estampillé Ferrari. Bref, une réussite sur le plan cosmétique !

Sur le plan de la cinématique du toit, décision originale a été prise de s’orienter vers un toit en dur escamotable totalement en aluminium se déployant en 14 petites secondes (un choix rappelant le brevet Fioravanti mis en œuvre sur la Ferrari Superamerica de 2000). Ce toit se replie concrètement vers l’arrière dans un compartiment au-dessus du moteur. Et oui, vous aurez noté l’amputation alors logique de la vitre arrière laissant apprécier le moulin.

Ferrari de préciser que ce toit « a été conçu pour s’insérer précisément devant le moteur, sans nuire à l’aérodynamique et aux performances de la voiture« . Concernant le moteur central arrière justement, aucune surprise avec le V8 4.5 l délivrant 570 ch à 9 000 tr/mn et 540 Nm à 6 000 tr/mn. Poids de la belle ? 1 430 kg, seulement pourrait-on dire puisque 50 kg de plus (à noter que ce système de toit est inférieur de 25 kg à un système plus classique en toile). Répartition des masses ? 42 % / 58 %.

Les performances se révèlent décoiffantes avec 3,4 s pour abattre le 0 à 100 km/h et 320 km/h en vitesse de pointe soit 5 km/h de moins que le coupé. Données incontournables : la conso s’établit à 11,8 l/100 km pour 275 g/km de CO2 contre 13,3 l/100 km et 307 g/km de CO2 sur le coupé. Les autres points sont aussi partagés avec le coupé comme le différentiel électronique ou la boîte F1 7 rapports à double embrayage. Ferrari ne communique pas nombre de détails sur le compartiment de l’espace à bagages derrière les sièges, précisant juste son caractère « généreux« . De toute façon, ce n’est clairement pas primordial…

« La partie arrière de la carrosserie a été conçue pour optimiser le flux d’air vers les prises d’air moteur et les radiateurs d’huile de l’embrayage et de la boîte de vitesses. Pour un confort maximum avec le toit ouvert, la 458 Spider est équipée d’un efficace coupe-vent réglable électriquement. Un effort tout particulier a été fait pour ralentir et diffuser l’air dans l’habitacle« , avance Ferrari précisant, coquetterie ultime, la possibilité d’entretenir un dialogue impeccable jusqu’à la vitesse de 200 km/h ce confortablement lové dans les sièges baquets.

Pour conclure sur le plan du comportement et au rayon châssis, que le toit soit ouvert ou fermé, la berlinette découvrable devrait offrir le meilleur comme le coupé à niveaux de rigidité structurelle identiques.

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