Elle n’avait pourtant pas l’air anémique avec son flat-six de 700 ch, mais l’inédite supercar à moteur central en remet une petite dose. L’arrivée des Huayra ou Aventador, elles aussi armées de 700 furieux canassons, a peut-être incité RUF a gonfler le torse un peu plus et revoir judicieusement sa copie.

Résultat : d’une ultra-sportive réalisée à la main par une équipe de petits génies, la CTR 3 reste toujours aussi spéciale en étant toujours plus efficace. C’est du moins le but recherché. Pour ce faire, l’auto connait en cette mi-2011 quelques évolutions. Sa structure demeure conçue autour d’une inédite coque en carbone-kevlar, mais son empattement a ici été rallongé. Comme de coutume, cette manœuvre vise à augmenter la stabilité de l’auto à haute vitesse. Car de hautes vitesses, il en est ici question. Plus que jamais.

Toujours en position centrale arrière, son flat-six 3.8 biturbo n’en est plus à 700, mais à 750 ch. Une puissance maximale établie à 7 100 tr/min. Quant au couple, il atteint désormais 960 Nm à 4 000 tr/min…

Pour faire le voyage de la sortie du 6-cylindres aux courageuses gommes postérieures, ce couple titanesque transite via une boîte à 6 rapports et commande séquentielle positionnée transversalement, elle aussi revue. Ainsi, à égrener les rapports de 1 à 6, le pilote pourra voyager de 0 à 200 km/h en 9,6 sec et jusqu’à 380 km/h ! Une vitesse de pointe proche de celle de l’Huayra, et qui progresse de 5 km/h par rapport à ‘l’ancienne’ CTR 3. Pour stopper 1 400 kg lancés à 380 km/h, RUF a installé quatre disques percés et ventilés de 380 mm aux quatre coins de l’auto, tous près à être enserrés par une rangée de 6 pistons. Un système de freinage en céramique composite.

Voilà un peu ce qui attend les clients RUF avides de supercars super-rapides, super-bien-conçues et super-décalées. Le ticket d’entrée pour ce genre d’attraction était jusqu’alors de 380 000 €. Il n’est pas dit si les tarifs ont connu l’inflation.

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