Nous avons tous été très enthousiastes en voyant prendre forme le projet de New Stratos initié par Michael Stoschek, un riche industriel allemand. Avec le soutien technique de Pininfarina, il a donné naissance à une digne descendance de la fameuse Stratos HF.

On rappellera que l’auto est basée sur une Ferrari 430 Scuderia (châssis composé d’aluminium extrudé, mécanique 8-cylindres 4.3 litres) avec cependant une plate-forme raccourcie de 20 cm et rigidifiée (arceau cage), un châssis revu (amortisseurs recalibrés, nouveaux ressorts de suspension Eibach), et une mécanique retravaillée. Le contrôle électronique du V8 revu et la pose d’un nouveau système d’échappement (collecteur et catalyseurs) permettent désormais aux 4.3 litres de cracher 540 ch à 8 200 tr/min et plus de 500 Nm à 3 750 tr/min. Ainsi, la New Stratos affiche un rapport poids/puissance de 2,31 kg/ch plus avantageux que celui de la Scuderia, sa masse totale est annoncée à seulement 1 247 kg.

Résultat, en plus d’enrouler les virages comme son ancêtre, elle avoue un sprint de 0 à 100 km/h de 3,3 sec (contre 3,6 sec pour la Scuderia) et une vitesse de pointe de ‘seulement’ 274 km/h (la faute à des rapports courts). Mais…

Mais… les ateliers Pininfarina se disaient prêts à entreprendre une petite production de cette charmante New Stratos à la seule ou principale condition : que Ferrari donne son accord [à Pininfarina]. Or Ferrari a refusé de le donner malgré les compliments qu’avait pu faire Luca di Montezemolo envers ce revival. La New Stratos se trouve donc actuellement dans le flou après avoir séduit la plupart des amateurs de la planète ces derniers mois.

Les responsables du projet et Michael Stoschek ne s’avouent toutefois pas vaincus. Ils prospectent dès à présent en quête d’ateliers capables de produire dans les règles une petite série de cette New Stratos. Des ateliers qui n’auraient aucun lien privilégié et une totale indépendance avec Ferrari. Des discussions seraient même déjà engagées avec certains. Souhaitons leur alors, de trouver un terrain d’entente. Une quarantaine de clients potentiels étaient apparemment déjà prêts à débourser près de 500 000 € pour recevoir leur spécimen.

 

Et, petit rappel pour les mélomanes et nostalgiques :

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