La toute première Venom GT est sortie de ses ateliers de Silverstone en juin 2010. Direction non pas l’Europe, mais les Émirats Arabes Unis… what else ? Inspiré d’une philosophie empruntée à la Cobra – un gros bloc américain dans une petite anglaise –, c’est celle dont John Hennessey aurait rêvé depuis tout petit.

Un rêve de gosse qui prend l’apparence d’une Lotus Exige à l’échelle 1,5:1. Fini le régime banane, place aux stéroïdes. La petite anglaise ne l’est donc plus tellement après que son empattement ait été considérablement allongé (de 50 cm). Sans doute l’assurance de garder le cap lorsqu’approchent les 400 km/h. Également en soutien, un large aileron arrière mobile (677 kg d’appui global à 241 km/h). Parce que les 270 maxi gradués sur le compteur de vitesse ne sont pas des kilomètres par heure…

 

Si la Bugatti Veyron n’existait pas lorsque John Hennessey n’en était encore qu’à la bicyclette et qu’il rêvait, sa Venom GT se pose cependant comme une rivale occasionnelle pour l’alsacienne. Une de plus, outre les Zenvo ST1 ou Keonigsegg. Bien que les philosophies ne soient vraiment pas les mêmes, le rapprochement reste permis. Les puissances pouvant approcher, voire même accéder aux fameuses valeurs à quatre chiffres.

Dans le cas de l’américaine née à Silverstone, le bloc V8 6.2 d’origine GM gavé par deux turbos pourra atteindre jusqu’à 1200 ch et 1490 Nm. Un déluge de couple à se partager entre les gommes postérieures, de courageux Michelin PS2. Des versions de 735 et 1000 ch sont cependant disponibles pour les petits joueurs.

 

Avec une masse qui dépasse finalement de peu les 1200 kg, le rapport poids/puissance reste quasiment imbattable. Si tout veut bien passer au sol, il est annoncé un passage de 0 à 100 km/h en 2,9 sec, les 300 km/h étant atteints en 14,9 sec avant de grimper jusqu’à une vitesse de pointe estimée à 418 km/h ! Estimée, sommes d’accord… Ce qui nécessite une suspension spécialement étudiée pour l’occasion, et réglable (amortisseurs KW et hauteur de caisse). Ou un solide dispositif de freinage Brembo (étriers six pistons et disques de 15 » en carbone céramique aux quatre coins). La transmission étant l’affaire d’une tout aussi robuste boîte manuelle Ricardo à six rapports (identique à celle de la Ford GT).

Chaque moteur est préparé au Texas chez Hennessey, puis envoyé à Silverstone. L’auto y est alors modifiée depuis sa base d’Elise, et montée complète avant d’être testée puis livrée ; après signature au bas d’un chèque de 600 000 € minimum (version 735 ch). La bête n’a pas de quoi effrayer que la concurrence. Et alors qu’elle est en grande partie native de Grande-Bretagne, la Venom GT sera cette année présente au Goodwood Festival of Speed au milieu des supercars de prestige. La séquence qui suit montre d’ailleurs furtivement l’auto et le staff Hennessey, pour un avant goût de festival of speed.

9 Réponses

  1. JJSlater

    Je la trouve vraiment démente. Me plait beaucoup.
    ça reste un peu cher payé mais le résultat a l’air très réussi. J’y mettrais bien mon derrière pour un tour du top gear track. J’espère que Clarkson y goutera, lui. Il pourra nous sortir sa réplique préférée : POWEEEEER !!!

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