Porsche Panamera Turbo S, méga propulseur

Ça n’est pas exactement la surprise du siècle, une Panamera souhaitant renchérir un peu au-delà des 500 ch. Nombre de ses concurrentes y sont déjà perchées et on en attend une incessamment, nom de code F10, qui pourrait atteindre les 560 à 580 ch.
Si la berline de Weissach n’apparait pas la plus excitante à piloter, elle a tout de même l’avantage de présenter des performances de premier ordre. Mais alors là… Vous n’aurez pas eu le temps de la trouver moche qu’elle vous aura déjà mis 500 mètres. Redoutable, impressionnante, la Panamera Turbo S avance une accélération, un catapultage, de 0 à 100 km/h en 3,8 sec ! La Turbo se montrait déjà étourdissante avec 4,2 sec annoncées, cela devient extraterrestre. La faute à une augmentation de la puissance et du couple moteur. Le V8 4.8 a vu sa paire de turbos incorporer des turbine et roue de compresseur faites d’un alliage de titane et d’aluminium. Le poids et donc l’inertie de ces pièces tournant à très grande vitesse diminuent, permettant avec l’aide d’une recartographie moteur, d’obtenir une puissance maxi de 550 ch à 6 000 tr/min (+ 50 ch sur une Turbo) et un couple maxi de 750 Nm de 2 250 à 4 500 tr/min (+ 50 Nm). Voire 800 Nm avec la fonction overboost des modes ‘Sport’ et ‘Sport Plus’. La vitesse de pointe n’augmente quant à elle que de 3 petits km/h, à 306 km/h tout de même. Et pour ne rien gâcher, surtout pas ces précieux et chers litres de carburant, l’amélioration visant les turbocompresseurs n’aura modifié ni consommations, ni émissions. On s’en tient à 270 g/km de CO2 ce qui, il faut bien le dire, demeure une autre sacrée performance (49 g/100 ch ; take that St Prius).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite et pour conserver les 800 Nm au sol, la transmission intégrale fera toujours partie du voyage ainsi que la boîte PDK, tandis que l’antiroulis actif PDCC (Porsche Dynamic Chassis Control) sera ici livré de série, tout comme le PTV Plus (Porsche Torque Vectoring) qui vectorise le couple du train arrière pour plus d’agilité. Ou bien le Pack Sport Chrono Turbo à la suspension et l’ECU revus, qui promet lui plus de sportivité une fois le réglage ‘Sport Plus’ sélectionné. La Turbo aura également droit à un échappement sport.
Extérieurement enfin, Porsche a souhaité distinguer sa super-berline : jantes Turbo II de 20 » – dont celles arrière seront fixées à une voie légèrement élargie –, jupes latérales spécifiques issues du catalogue Porsche Exclusive, ou aileron arrière ajustable en quatre positions. Le tout de série. Pour autant, la disgrâce n’a pas disparu comme par enchantement. Ça non. Cela pourra au moins permettre de distinguer la S d’une modeste Turbo si le monogramme arrière fait défaut, ou avant que le feu ne passe au vert.
Tout ceci pour la modique somme de… 169 209 € (à partir de). Ce sera à coup sûr au moins 50 000 € de plus qu’une M5 F10. C’est en tout cas 30 000 € de rallonge sur une Panamera Turbo. C’est également le tarif pour mettre 2 dixième à une 997 GT3 RS lors du 0 à 100.
La Turbo S sera, si cela vous dit, en vente en France dès le mois de juin 2011. Alors que l’on attend au cours de la seconde moitié du mois d’avril la présentation d’une autre super-berline V8 biturbo, la nouvelle Série 5 Motorsport.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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