Voici donc à la fois la MX-5 la plus légère et la plus puissante de l’histoire de la MX-5. Avec 1 100 kg et 126 ch elle n’est déjà pas des moins réjouissantes alors, oui, dommage. Car la miss japonaise baptisée GT, plutôt séduisante, se réserve pour le seul circuit fermé.
Sa masse réduite à 850 kg – c’est moins que le concept Superlight de 2009 – et son 2.0 litres de près de 280 ch associé à une boîte séquentielle à 6 rapports auraient pourtant assurés une expérience routière saisissante. La GT étant précisément vouée à courir dans la compétition britannique Britcar MSA British Endurance Championship, elle renferme en outre une structure rigidifiée en plus de l’indispensable arceau cage. Une cellule construite par Jota Sport (l’équipe ayant développé cette ‘GT’) qui s’avère, nous dit-on, 17 fois plus rigide que ce que peut exiger la FIA. On traduira cela par l’idée que c’est très rigide.
Avec son rapport poids/puissance de 3,0 kg/ch (équivalent à celui des 360 Challenge Stradale ou 993 GT2) puis grâce à sa boîte séquentielle avec palettes au volant, la MX-5 GT déclare être capable d’un 0 à 96 km/h de seulement 3,0 sec. Un modèle 2.0 litres stock en demande officiellement 7,9. Sa vitesse de pointe sera quant à elle limitée à 257 km/h, sans doute ajustée pour la ligne droite la plus rapide de la saison. Une saison qui s’étirera de la fin de ce mois de mars au mois de novembre, parcourant les circuits britanniques en plus de Spa Francorchamps. Cette MX-5 GT aura fort à faire face à une concurrence plus prestigieuses et puissamment armée telle les Lotus Evora GT4, Aston Martin V8 Vantage GT4 ou Porsche 911 GT3 RSR. Mais à l’avantage de la légèreté, elle pourra associer une panoplie complète de modifications face au modèle de route ; suspension, freinage ou axe moteur auront été largement modifiés.
Malheureusement, on n’en verra pas la verte couleur sur nos routes. Plutôt que de fanfaronner après avoir écoulé 900 000 exemplaires de son roadster fétiche en plus de 20 ans, pourquoi ne pas corriger cette bévue…





