Si Alois Ruf se lance de tout son sérieux dans la propulsion électrique, il n’en demeure pas moins fidèle à ses vieux penchants de préparateur de 911, celles fonctionnant au sans plomb, et si possible avec un ou deux turbos.
C’est d’ailleurs l’exacte nature de cette RT 12 R. Il s’agit en réalité d’une évolution de la RT 12 S, elle-même évolution de la RT 12 (12ème génération de 911 Turbo assaisonnée par le préparateur/constructeur), qui reçoit pour l’occasion une puissance et un couple maxi de 730 ch et 940 Nm… Il est vrai que la RT 12 S s’en tenait à 685 ch et 880 Nm, n’est-ce pas misérable. Ruf ne communique toujours pas la masse de son œuvre dare-dare, mais cette R s’annonce comme un modèle davantage tourné vers les joies sur pistes. Ainsi, elle intègre l’imposante aile arrière des GT3 RSR, ou encore un capot ou un bouclier avant en fibre de carbone. Ensuite, l’arceau-cage déjà présent sur la S a été réalisé d’un acier à la composition quelque peu modifiée permettant de gagner 8 kg sur cette seule pièce de sécurité, et de rigidité.
Pas de précision sur les performances, mais la modeste RT 12 S et son 3.8 biturbo était déjà capable d’un 0 à 200 km/h de 9,8 sec et de 360 km/h en pointe…
Comme la S, la R demeure éventuellement disponible avec la boîte PDK, ce qui est assez peu conseillé pour un modèle voué à la piste. Mais une sérieuse réalisation qui ferait passer la GT2 RS pour une entrée de gamme, tandis que sont également présents à Genève le prototype eRuf, la monstrueuse CTR3, ou encore l’exceptionnelle 911 à moteur V8 inédit et sur mesure, la RGT-8.

