On s’en doutait : la suflureuse RS3 (bientôt à l’essai sur Speedfans) était le chant du cygne de mamy A3. Présentée en 2003, cette dernière relève encore de l’ancienne école stylistique d’Audi. Il faut dire qu’avec son exceptionnelle rafale de nouveautés, initiée en 2006, le constructeur aux anneaux n’avait pas encore eu le temps de la renouveler. La nouvelle, présentée sous forme de concept à Genève, s’inscrit totalement dans la lignée des A1/A5/A6/A7 avec sa calandre Single Frame chanfreinée, sa haute ceinture de caisse soulignée par une pliure marquée, sa moulure de bas de caisse plongeant vers l’avant et ses feux très horizontaux, remplis, on le devine, de diodes. Bref, à l’instar de Mercedes et de BMW, Audi s’est créé un style propre qu’il décline sur tous ses modèles. Propre, net et sans surprise, et ça marche puisque Ingolstadt explose ses chiffres de vente. Le but ? Capitaliser sur une image de marque prodigieuse et permettre d’entrer dans la famille Audi sur quelque segment de marché que ce soit. Une fois le client capté, il ne doit plus avoir envie de s’échapper et s’offrir, après une A3, une A4 puis une A5, etc.

Peut-être pour éviter d’avoir une image statutaire certes mais figée dans un certain conformisme plan-plan, le concept A3 sera présenté avec une motorisation sulfureuse, à savoir un 5-cylindres suralimenté distribuant ses 408 ch aux 4 roues. Ouf, on a échappé à l’hybride ! Sûrement basée sur la plateforme de la prochaine Golf, la nouvelle A3 grandit, puisqu’elle atteint 4,44 m de long sur 1,84 m de large : avec la place dégagée par son moteur transversal, elle devrait proposer une habitabilité supérieure à celle d’une A4.Surtout, elle sera disponible, comme le montre ce concept, en coupé-4 portes : que restera-t-il à sa grande soeur, déjà peu spacieuse ?
La future A3 sera commercialisée en 2012 : l’actuelle aura donc connu une longévité Alfa-roméesque !

Quant aux prix, ils devraient demeurer élitistes, mais puisque les gens achètent, pourquoi se priver ?

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