Le moteur thermique n’a certainement pas dit son dernier mot alors que de nouveaux aménagements constitutionnels du moteur à combustion interne font en ce début de millénaire leur apparition. C’est le cas par exemple du bloc à taux de compression variable, ou encore celui à cycles divisés développé par Scuderi Group. Attardons-nous sur ce dernier. Basée aux Etats-Unis dans l’Etat du Massachusetts, l’entreprise qui en est responsable est également implantée à Francfort et annonce avoir développé la plus grande évolution qu’ait connue le moteur à combustion interne en 130 ans. Rien que ça… Avec de telles déclarations, Scuderi Group semble donc certain d’atteindre ses objectifs.
Et ceux-ci s’avèrent particulièrement alléchants, sur le papier. On nous annonce une chute de 80 % des rejets des NOx, une baisse de 50 % des émissions de CO2 ainsi qu’un rendement qui ne cesse de s’améliorer. Ainsi, en plus de se montrer bien plus économique et propre que ses classiques congénères, le moteur Scuderi pourrait développer une puissance et surtout un couple respectables.
Le principe de ce moteur n’est pas nouveau. L’idée date d’ailleurs de 1914. Mais les moyens de développement de l’époque n’auront pas permis à cette solution de survivre face au bloc à cycle Beau de Rochas, alors plus efficace. Mais l’informatique, ses possibilités de modélisation et de simulation étant telles aujourd’hui, Scuderi a pu reprendre l’idée et la développer. Son concept et celui du « moteur à cycle divisé et allumage après le point mort haut. Il répartit les quatre temps d’un cycle de combustion standard sur deux cylindres appariés : le premier pour l’admission et la compression, le second pour la détente et l’échappement. L’allumage après le point mort haut améliore considérablement le rendement et la propreté de la combustion dans un cylindre, tandis que l’air est comprimé dans l’autre. Le moteur Scuderi n’effectue qu’une seule révolution de vilebrequin par cycle de combustion, contre deux pour les moteurs conventionnels. Outre les améliorations en termes de rendement et d’émissions, les études montrent que le moteur Scuderi est capable de produire un niveau de couple supérieur à celui des moteurs à essence et diesel classiques. »
Un moteur qui a été conçu pour recevoir de futures évolutions ; une version turbocompressée (plus de 140 ch/litre), l’adjonction d’un système air-hybride dont le principe tient en la présence d’un réservoir d’air sous pression, ‘Air Storage Tank’ sur le schéma ci-dessous. Il est également compatible avec la plupart des carburants (essence, éthanol, diesel, biodiesel) et intègre des éléments constitutifs très proches de ceux d’un moteur classique. Ainsi, faisabilité et viabilité d’un tel bloc semblent ne poser aucun problème à court terme. Voilà aussi pourquoi Scuderi Group estime pouvoir faire rouler les premiers véhicules ainsi motorisés en 2013. Plusieurs constructeurs, dont deux français, seraient intéressés par cette solution technologique.
Dans l’immédiat viendra la présentation officielle du moteur Scuderi, prévu pour 2011. Tout comme avec le moteur à taux de compression variable – lui aussi très prometteur et ambitieux – on attend impatiemment de voir ça, volant entre les mains.

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