Une nouvelle tentative s’installe, tentative de réaliser une supercar exclusive et performante capable d’ébranler certaines pointures. Comme bien pour d’autres exemples, une démarche ambitieuse. Peut-être trop.
Chacun d’entre nous a pu imaginer étant petit la voiture de ses rêves. Et on ne peut que se féliciter que certains aillent jusqu’au bout de ceux-là. Seulement la route est longue et semée d’embûches. Tout le monde ne s’appelle pas Gumpert ou Pagani. Et dans le cas présent, cette route pourrait bien rester sinueuse encore un moment.
La Vorax, c’est son nom, nous vient du Brésil et se trouve être le fruit d’une association entre Fharys Rossin (patron et concepteur du projet) et Natalino Bertin Jr. Le premier, ex-concepteur chez GM de 37 ans, l’autre, héritier de 29 ans d’un groupe d’abattoirs Bertin. Tous deux ambitieux – ce qui n’a toujours rien de répréhensible – espèrent avec leur supercar brésilienne aller chercher Porsche, Lamborghini ou même Ferrari…
Mais une fois encore, un projet qui n’en est qu’au stade de la réalisation virtuelle. Aucune voiture roulante n’a pour le moment été produite. Les images sont donc de synthèse, et les chiffres présentés des prévisions, tout comme les performances annoncées, estimées par le biais de l’informatique. Ainsi, on prévoit du côté de Rossin-Bertin deux versions de puissances différentes, toutes deux basées sur la même mécanique. Et là vient le hic. Il s’agit du V10 5.0 BMW qui vient tout juste de stopper sa carrière. Pas de chance, les deux compères ont dû penser leur machine il y a des années sans s’imaginer que ce bloc serait aujourd’hui écarté. Et alors que la firme brésilienne prévoit une production de 500 à 1 000 exemplaires de sa Vorax, on peut se demander où elle ira bien chercher ses 500 à 1 000 V10. Couac mis à part, est prévue une version atmosphérique de 570 ch capable d’un 0 à 100 km/h de 3,8 sec et de 330 km/h. Histoire de concurrencer 458 Italia ou Lexus LFA. Puis une version compressée de 750 ch réduisant le 0 à 100 à 3,6 sec et pointant jusqu’à 372 km/h – virtuellement toujours. Pas d’autre détail à se mettre sous la dent ; le bloc est placé au niveau du train directeur, très près du sol, et la Vorax semble un stricte coupé deux places.
‘Et avec ceci ?’, Rossin et Bertin n’ont pas imaginé les choses à moitié. Un châssis en aluminium et une carrosserie en fibre de carbone sont prévus, permettant de limiter les masses à un total de seulement 1 300 kg. Evidemment, de telles caractéristiques associées à une production limitée annonce un prix élevé. Effectivement, 290 000 de nos €uros c’est… beaucoup. Environ 100 000 de plus qu’une 458 Italia. La production de la Vorax est prévue au Brésil (à Blumenau), dès la fin 2011 ou début 2012. Souhaitons-leur tout de même bonne chance…

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