A contrecourant complet d’une petite Ford Ka émettant à peine plus de 110 g/km de CO2, ou du développement de blocs 4-cyl Ecoboost censés être plus respectueux, Ford USA a depuis quelques temps dressé un monstre mécanique en vente libre, loin du tarif et de la tenue de route d’une supercar. Une machine à sensations à la cylindrée plutôt généreuse, n’ayant pour but que des plaisirs désormais considérés comme vulgaires par la bienséance. Une espèce en voie d’extinction. Pourtant un excellent moyen de découvrir les beautés de la nature.
Heureusement, quelques irréductibles… C’est donc le cas de ce F150 Raptor, dérivé musclé du pick-up F150, best-seller absolu outre-Atlantique. Une version ‘préparée’ aux capacités de franchissement hors normes, à la mécanique généreuse comme on sait le faire là-bas, et qui se joue des ‘jumps’ ou leur phase d’atterrissage grâce à une suspension retravaillée (amortisseurs Fox Racing Shox issus des courses off-road avec soupapes by-pass intégrées). Sans doute un des engins off-road les plus jouissifs du moment.
Et pour affirmer encore un peu plus son statut de dernier bastion du plaisir sans filtre, sans adoucisseur, sans modérateur d’aucune sorte, le F150 Raptor s’offre un nouveau V8. Plus gros. Plus puissant. D’un 5.4 de 320 ch et 528 Nm, il passe au nez et à la barbe des écolos à 6.2 litres, 411 ch et 585 Nm… dans sa version standard. Oui parce que, il existe bien une ou deux préparations permettant un Raptor plus féroce encore. Mais tenons-nous en à ce petit upsizing, délicieusement irrespectueux. Le Raptor ‘année modèle’ 2011 devient donc toujours plus sauvage. Un plaisir qui pourra maintenant être partagé à cinq, la version Super Crew, double cabine à l’empattement allongé, étant désormais disponible. Et même dans cette déclinaison ‘familiale’, à l’arrêt, le ‘monster’ truck impressionne, prêt à engloutir tout ce qui déboulerait à sa hauteur.
Certes, son utilisation en France reste un peu limitée, tout comme sa diffusion réservée à quelques importateurs spécialisés. Mais pour ceux qui seraient tentés par une telle bestiole, vite ! L’extinction est sans doute proche.

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