Brabus SLS AMG : inévitable

Préparateur inséparable et emblématique du constructeur à l’étoile, Brabus ne pouvait laisser s’envoler la SLS de ses gullwings sans lui mettre le grappin dessus. Le préparateur le plus puissant de la planète ne manquera évidemment pas d’ajouter à la SLS AMG son grain de folie, ou son sac de grains de folie. Brabus est assez généreux sur les quantités.
Noire, c’est sans surprise la couleur de carrosserie de cette Brabus SLS. Il faut avouer que le résultat est assez discret, et plaisant. Ceci explique peut-être cela. D’autres se sont déjà essayés aux retouches esthétiques de la demoiselle SLS… et attention les yeux. Ici, la sobriété est de mise si l’on veut rester en bon terme avec son fournisseur officiel. Ainsi, on découvre principalement des pièces de fibre de carbone sobrement installées au quatre coins de l’auto. Souligné d’une petite lame en carbone, le bouclier avant a maintenant deux écopes fixées à chacune de ses extrémités. Les ouïes latérales ont été retravaillées. Le bouclier arrière a quant à lui été légèrement retaillé pour accueillir les nouvelles sorties d’échappement (rondes de 84 mm de diamètre chacune), alors que la malle du coffre se pare d’un discret spoiler en fibre de carbone. L’échappement d’origine a effectivement été remplacé par un système ajoutant 10 ch aux 571 sortis d’usine, tout en pesant 12 kg (soit 40 %) de moins. Un échappement qui comporte un clapet piloté permettant de faire varier la note via une commande située dans le cockpit.
Autres spécificités du modèle Brabus, une suspension ajustable est également disponible, permettant de faire varier la hauteur de caisse (de 40 mm) et de choisir entre différents modes de réglage. Indispensable à toute préparation, les jantes taillent ici 20 » à l’avant et 21 » à l’arrière (contre 19 » et 20 » sur l’originale), les pneumatiques ayant un flanc réduit et 10 mm de largeur en plus à l’avant. À l’intérieur et comme toujours chez Brabus, tout est personnalisable. Il suffit d’y mettre le prix.
Vous attendez maintenant la prépa moteur. Qu’a bien pu faire Brabus du V8 6.2 à carter sec ? Désolé peut-être, de vous décevoir. Ce sera le sujet d’un prochain épisode. Pour le moment, Brabus s’en tient à ces modifications qui hormis l’échappement, se cantonnent pour beaucoup à l’esthétique. Mais comme un avant-propos à cette préparation mécanique, le compteur de vitesse peut d’ores et déjà être remplacé par son homologue flanqué d’un B. De 360 en bout de graduation, celui-ci est passé à 400 km/h.

 

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