Pour éviter de faire bobo à la Terre, on fait plaisir aux bobos. Comment ? En leur concoctant des voitures électriques hors de prix. Tesla a ouvert la voie avec son Roadster, et voilà que l’ancien chef du style de Peugeot, Jérôme Gallix, suivi par une escouade d’ingénieurs, y va de sa 500 atomique. Pardon, Atomik. Exposée au salon Top Marques, elle a réussi son petit effet.
Talentueux, le bonhomme a réussi à rendre la petite Fiat encore plus craquante en redessinant légèrement son nez et en lui greffant des jantes Gotti de 13 pouces. Très sympa. De plus l’habitacle recouvre ses sièges et son tableau de bord d’un cuir très fin, tandis que la banquette arrière d’origine, jugée insatisfaisante, cède sa place à un modèle maison.
Cela dit, c’est surtout sous le capot que tout change. Fini le moteur thermique, place à deux moteurs électriques, un à l’avant, l’autre à l’arrière, qui font de cette 500 une 4 roues motrices. De type synchrone, ils limitent presque totalement la chaleur induite par les frottements parasites et se contentent d’un refroidissement minimal. D’où un poids limité et un meilleur rendement. Avec leurs batteries lithium-fer-phosphate (liFePO4), plus efficaces que celles recourant au lithium-ion, ils seraient capables d’emmener la voiture sur 220 km, pour autant qu’on roule pépère. Ce qui ne devrait pas être facile car malgré ses 1 400 kg et grâce à ses quelques 300 ch, la 500 Atomik passerait de 0 à 100 km/h en 5,6 sec, pour un maxi limité volontairement à 180 km/h… Du moins en théorie, la voiture n’ayant pas encore terminé son développement.
En fait, la dream team Gallix a complètement revu le plancher de la 500 pour en faire une voiture de sport électrique, mais sachant rester pratique puisque coffre et habitabilité restent similaires à ceux du modèle originel.
Reste la question du prix… Et là, c’est le drame : 100 000 € minimum, sans compter l’option carrosserie carbone, qui allège l’ensemble de 80 kg. Vu le tarif, on attendra les essais pour s’enthousiasmer (ou pas), d’autant qu’en face du stand Atomik se trouvait une autre beauté écologique : la sublime Fisker Karma, pas plus chère mais nettement plus polyvalente avec sa motorisation hybride.
S.S.

 

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