Négocier chaque virage à la limite de l’adhérence, dompter des cavaleries de plus de 500ch à des vitesses folles sur des routes bosselées, peu larges et terriblement techniques. Tel est le défi de tout pilote se mesurant à l’exercice périlleux mais magique de la course de côte ! D’abord de longs moments de haute concentration avant le départ. Se remémorer encore et encore le tracé dans sa tête, réfléchir à toutes les difficultés à franchir, aux endroits ou il ne faut absolument pas se louper sous peine d’avoir un accident fatal… Puis vient le moment fatidique. Dans un premier temps, chauffer les pneus et laisser s’exprimer le moteur dont la sonorité vous donne des frissons. Vient enfin le moment tant attendu depuis des heures et des heures, le départ. La foule se réjouit, le feu passe au vert, vous faites bondir votre bolide de la ligne de départ et la montée commence dans un rugissement résonnant à quelques kilomètres à la ronde, faisant vibrer les spectateurs se bouchant les oreilles tant la brutalité, la férocité de l’engin est impressionnante. Un monde bourré de concentration, d’exactitude ou le moindre écart de trajectoire peut-être synonyme de fin d’un rêve. Un excellent exemple de ces engins diaboliques à maîtriser est sans aucun doute la BMW E36 de George Plasa, qui participe depuis des années à de nombreuses courses partout en Europe. Son bijoux est une BMW 320 de 1990 ayant été totalement transformée de manière à ce qu’elle doit devenue une véritable avaleuse de bitume, défiant toutes les lois de la physique. Son moteur est un V8 Judd fabriqué par la firme spécialisée Engine Developments Ltd. Avec ses 3.4l de cylindrée, il développe 550ch à, tenez-vous bien, 10’200 trs/min ! Il n’a bien évidemment aucun mal à propulser les maigres 895kg de la voiture… . Accouplée à une boîte séquentielle avec de longs rapports, cette BMW serait capable d’atteindre 340km/h, rien que ça ! Cette E36 n’a décidément plus rien avoir avec une voiture de série. Sa carrosserie est constituée de fibre de carbone. Pour maintenir le bolide sur des rails, un système Motec se charge de contrôler le manque de motricité du train arrière et permet même au pilote de prendre de parfaits départs grâce à un launch control très performant. Bref, cette voiture est un monstre capable de déposer facilement n’importe qu’elle supercar, tant son efficacité est parfaite. La piloter doit sans aucune doute procurer des sensations indescriptibles tant elles sont fortes ! Appréciez cette vidéo la montrant en action et n’hésitez pas à monter le volume de vos hauts parleurs, car cette BMW a un bruit d’anthologie !

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