Même si le concept C-X16 en présentait les lignes quasi-définitives, la Jaguar F-Type Coupé une fois dévoilé au salon de Los Angeles ne perd rien de son impact visuel. Il faut dire que Jaguar a nettement limité le nombre de pièces de la carrosserie en aluminium, et donc le nombre de joints visibles (le côté est moulé à froid d’une pièce) pour une pureté esthétique maximale. Racée, musclée et élégante tout à la fois, elle ne compte cela dit pas sur sa seule plastique pour séduire. En effet, si le coupé reprend les V6 3.0 à compresseur du cabriolet (respectivement 340 et 380 ch), il booste le V8, toujours à compresseur, à 550 ch (contre 495 sur la découvrable), pour un couple de 680 Nm (soit 55 Nm supplémentaires).

Jaguar-F-Type-Coupe-face
Ainsi gréée, la F-Type Coupé V8 R, c’est son petit nom, passera de 0 à 100 km/h en 4,2 sec, pour une vitesse de pointe ‘bridée’ à 300 km/h. On pourra tout de même s’étonner de la faible progression face à la V8 découvrable (juste 0,1 sec gagnée sur le 0 à 100) mais il faut tout de même noter que le poids ne chute que de 15 kg (1 650 kg contre 1 665 kg) : la F-Type a il est vrai été conçue dès le départ pour se décliner dans ces deux carrosseries.

Jaguar-F-Type-Coupe-arriere
En fait coupé progresse surtout côté rigidité, ce qui permet notamment de se passer de montant central. 33 000 Nm/degré en torsion, c’est la meilleure valeur pour une Jaguar de série, d’après le constructeur, et cela permettra aux suspensions de travailler de façon optimale : on attend donc du coupé un comportement dynamique encore meilleur que celui de la découvrable, déjà très bien lotie de ce point de vue. A ce sujet, la F-Type R reçoit un différentiel à glissement limité électronique EAD de seconde génération incluant une fonction supplémentaire, inédite sur une Jaguar : en plus de gérer le couple à la limite, il le vectorise : il applique du frein sur la roue motrice intérieure en virage pour améliorer la mobilité de la voiture. Cette version dispose aussi de freins plus performants (carbone-céramique en option, permettant une réduction de 21 kg des masses non suspendues) et d’un échappement sport modulable depuis le cockpit.

Les autres déclinaisons, V6 S et V6 restent plus proches du roadster dans leur définition, la première conservant un différentiel à glissement limité traditionnel ainsi qu’un amortissement actif ; la seconde des amortisseurs passifs et un différentiel ouvert.

Cela dit, les V6 avancent une carte maîtresse : un prix en nette baisse. La gamme commence à 67 700 € (V6 340 ch), la S réclamant 79 300 €, soit un gain assez substantiel de 6 000 € en moyenne. A 91 935 €, la 911 Carrera (350 ch) peut franchement s’inquiéter. Pour sa part, la V8 R s’annonce à 104 800 €, soit une hausse de 3 700 € face à la V8 S cabriolet, mais pour des prestations sportives que l’on devine (ou espère) nettement supérieures. Il le faudra car cela correspond grosso modo au tarif de la Porsche 911 Carrera S. Nous en saurons plus de ce point de vue en 2014, la commercialisation intervenant en mai prochain.

 

10 Réponses

  1. S5V8

    le cab était déjà magnifique , mais j’attendais impatiemment le coupé , hé bien , ça valait le coup d’attendre , tout simplement le plus beau dans cette gamme de prix à mes yeux , merci Jaguar …

  2. Yann PLUSQUELLEC

    Ben moi, j’ai pas toujours été fan de Jaguar, mais là je rejoins l’unanimité: cette voiture est une réussite absolue. Aucun bémol, rien ne vient tempérer l’admiration et l’enthousiasme. Quelle splendeur! Savez_vous si elle conserve l’ouverture latérale de la lunette arrière, du type E coupé dont elle est la digne héritière?

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