Si chez nous, DS est une ‘ligne’ de produits, en Chine, elle est une marque. Et depuis le mois de septembre, la marque DS a passé là-bas la vitesse supérieure, puisque sa première usine y a été inaugurée à Shenzhen. Par ailleurs, la marque ne proposait jusqu’alors que la DS5 : une Citroën DS5 légèrement adaptée au marché local. Seulement les Chinois ne sont guère portés sur le hayon et préfèrent les véhicules tricorps en plus de se faire conduire.

Citroën DS5LS_5

D’où l’importance de ce second et nouveau modèle DS, la 5LS (LS pour Luxury Sedan). Techniquement, elle reprend la plateforme de la DS5 avec un empattement plus court de 2 cm à 2,71 m, présente un habitacle cossu tendu de cuir, embarque divers équipements de sécurité, de confort ou d’infotainment (aide au stationnement, sièges massant, écran tactile couleur, lecteur DVD) et se dote d’un 4-cylindres essence (THP 160 ou THP 200) associé à une boîte 6 automatique. À noter aussi la présence d’un ionisateur d’air en vue de purifier l’atmosphère lorsqu’on se trouve au milieu d’une mégalopole. Plus intéressant, son style dérive des précédents concepts DS et derrière ces airs de C5 ou de Kia Optima, inaugure la face avant de la marque DS en Chine, totalement dépourvue de calandre à chevrons. Associé à des feux 3D (un artifice inauguré par notre Citroën DS3 Cabrio) et pas mal de chrome, le style assez germanisant apparaît séduisant, mais moins que celui du Wild Rubis, un concept de crossover très réussi aux lignes fluides et élégantes présenté au salon de Shanghai 2013 (à noter d’ailleurs que le prochain modèle DS lancé courant 2014 en Chine sera un SUV).

Toutefois, ce modèle ne se destine pas au marché français (n’attendez pas une version R de 270 ch) mais au seul territoire chinois, du moins dans un premier temps. Un marché pour lequel il a été entièrement pensé et conçu, et où il sera fabriqué et vendu. Enfin, si avec sa marque DS, Citroën réussit à faire fonctionner à plein régime sa première et toute nouvelle usine de Shenzhen, ce seront 200 000 voitures par an, ce dont PSA ne peut se passer aujourd’hui. Ainsi, la DS 5LS se présente comme un modèle très important pour la santé du groupe PSA et donc par extension, aussi pour nos produits Peugeot et Citroën à nous.

6 Réponses

  1. Yann PLUSQUELLEC

    Effectivement, ce que je vois là n’a rien de Citroen. Et mis à part la calandre, on dirait tout à fait un clone de la Passat… Mais bon, en ces temps agités, il faut savoir faire preuve de pragmatisme… J’espère sincèrement qu’elle plaira aux Chinois.

  2. Rom

    C’est vrai qu’elle a un côté Passat-Octavia!

    Dommage qu’elle soit si timide et quelconque, elle manque de caractère mais reste globalement une belle auto.
    J’aurai aimé que DS ajoute autant dans leurs modèles qu’ils l’ont fait dans la DS3, de loin la plus réussie et charismatique. La DS5 est sympa et orinigale, mais reste mécaniquement trop proche d’une C5, sans 4 roues motrices (des vraies 4 roues ou Propulsion mais une transmission plus noble), 6 cylindres, boîte à double embrayage… Ca ne va pas être facile d’aller chercher les allemandes

  3. Optimus

    L’article évoque une ressemblance avec la Kia Optima, certainement en raison des lames chromées sur le toit et se prolongeant jusqu’au coffre …
    Certes, mais c’est oublier que cette même Kia a pompé cet artifice stylistique sur le concept car Metropolis de Citroën.
    Alors qui copie qui ?

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