L’art de la diversion, c’est utile, et pas seulement en politique. Comment lancer un diesel de très haut de gamme sans que le public pense immédiatement à la pollution, aux particules, à l’odeur désagréable du mazout ? C’est simple, en présentant simultanément une V8 essence signée par un grand couturier, en l’occurrence Ermenegildo Zegna. Très classe, certes, mais Maserati pousse le cynisme de cette démarche un peu loin : cette limousine aux beaux revêtements internes n’est qu’un ‘concept’. Allez pouffer 2 minutes, on vous attend.
Vous êtes revenus ? Alors passons au carburant lourd. Le constructeur italien n’y est pas allé par 4 chemins : il a installé dans la Quattroporte le diesel VM de la Ghibli, un V6 3.0 de 275 ch (pour 600 Nm de couple). On pouvait pas pousser jusqu’à 300 ? Ça aurait permis d’offrir des performances plus en rapport avec le trident, car cette Quattroporte, si elle atteint 250 km/h en pointe, demande tout de même 6,4 sec pour passer de 0 à 100 km/h. Pour faire bonne figure, le spécialiste de Modène annonce avoir particulièrement travaillé la sonorité des échappements : c’est bien le moins ! En revanche, si la consommation est en baisse, on ne sait pas de combien, aucun chiffre n’ayant pour l’instant été divulgué.
Doit-on s’insurger contre cette Quattroporte Diesel ? Non. Le développement d’une telle version est impératif, d’une part pour séduire les flottes d’entreprises (moins de CO2 signifie moins de TVS, du moins en France), d’autre part, réduction des émissions de CO2 oblige, des marchés importants pour cette voiture vont se trouver contraints de promouvoir les VP carburant au gasoil, comme les USA ou le Japon (eh oui).

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