Comme vous avez pu le lire ici et , nous nous sommes rendus à Goodwood, pour assister à son fameux ‘Festival of speed’. Renault en étant partenaire, des membres de premier rang du losange ont fait le déplacement, dont Carlos Tavarès (numéro deux de la marque) et Laurens van den Acker, patron du design. Si aucun des deux n’a expressément dit ‘Alpine va renaître’, on sait qu’ils travaillent activement à ce que cela ait lieu !
L’A110-50 restera un concept
On peut parfaitement penser que le très séduisant concept A110-50 sert à tâter le terrain, à sonder les réaction du public comme de la presse. Très inspiré de la Dezir et reposant sur un châssis de Mégane Trophy à moteur central, il n’a pas coûté extrêmement cher en développement mais s’avère tout de même fonctionnel. Seulement, la future Alpine n’y ressemblera pas. Pourquoi ? L’A110-50 sert au moins autant à déterminer si Alpine serait viable commercialement qu’à annoncer le style des Renault à venir, à commencer par la Clio IV qui a été dessinée à côté du concept. Aussi, l’A110-50 a un visage 100 % Renault, alors qu’Alpine doit exister en tant que marque indépendante. Donc, avec une identité visuelle propre.
Ensuite, le châssis qui est le sien n’a absolument pas été conçu pour un usage routier, il n’est même pas envisageable de l’homologuer : il faut donc en concevoir un nouveau. Par ailleurs, si séduisante soit-elle, la carrosserie pose des problèmes d’habitabilité inacceptables : celle de la future Alpine devrait donc gagner de la hauteur pour accueillir les plus d’1,70 m.
Un climat peu favorable
La situation actuelle de Renault dans une Europe en crise demeure assez difficile, à l’instar de celle des généralistes européens, VW excepté (mais la marque de Wolfsburg ne dégagerait pas de profits substantiels sur le vieux continent), donc il est difficile de dégager des budgets pour concevoir une auto entièrement nouvelle qui de toute façon ne pourrait réaliser de gros volumes : l’Alliance Renault-Nissan dispose d’une belle palette de moteurs mais pas de châssis à moteur central. Il faudrait aussi consentir à des grosses dépenses pour monter un réseau international capable d’écouler une descendante de l’A110.
Une Alpine salvatrice ?
Seulement, Renault est confronté à plusieurs problèmes qu’Alpine, mais aussi ses futures versions haut de gamme ‘Initiale Paris’ pourraient contribuer à résoudre. Déjà, un manque de crédibilité sur les différents marchés européens, qui se traduit par des valeurs résiduelles faibles, pénalisant les ventes aux flottes, cruciales. Ensuite, une image de marque en berne, ce qu’aggrave le phénomène Dacia : Renault doit absolument se démarquer plus de sa marque low-cost, afin de ne pas avoir à brader ses modèles. Il est évident qu’Alpine constituerait une locomotive fantastique, y compris pour le personnel du losange qui verrait là une source importante de fierté, mais encore faut-il trouver un juste équilibre : suffisamment proche de Renault pour tirer son image vers le haut mais aussi suffisamment éloignée pour séduire une clientèle premium avide de Porsche Boxster par exemple. L’Alpine ne peut pas, temps de conception oblige, arriver sur le marché avant 2014, voire 2015 dans le meilleur des cas, à un tarif que l’on imagine flirter avec les 50 000 € minimum. Si la Clio IV connaît un grand succès, on peut très certainement s’autoriser à espérer voire une berlinette du troisième millénaire au châssis réglé avec l’aide d’Alain Prost.

2 Réponses

  1. Japman

    Mouais ça fait beaucoup de si tout ça !
    Et si on a de la chance et si demain il fait beau ….
    De plus ils ont déjà une marque haut de gamme Renault avec Dacia, c des modèles plus fiables, plus rentables …(certe fabriquées par des esclaves modernes, sous payes vivant sous la menace de délocalisation ) c pas ça l’objectif d’une marque premium dans un groupe ?!
    En fait la ou Renault c plante (en est ce vraiment un ?)
    C que Dacia vampirise Renault et les clients achetant les 2 marques dans les mêmes concessions font un comparatif immédiat et.partes de plus en plus sur Dacia.
    À l’inverse Citroën a joue la carte haut de gamme avec DS qui attire de nouveaux clients avec des moyens (anciens de BM et Mercedes, j’en connais) et pour les clients ayant les poches moins pleines ils sont réorientés sur les modèles Citroën !
    Et en terme d’image c pas la même car une Citroën c presque comme la DS qu’on ne peut pas se payer!
    Renault c presque comme la Dacia qui coûte moitier prix !!!!
    Aller salut et bon courage les rêveurs d’Alpine

  2. antiblabla

    Le problème avec les marques françaises (renault en tete, mais aussi peugeot et citroen) : ils nous font rever avec des super concepts cars (ex peugeot rc concept, citroen revolte, survolt, conceptgt …)puis plus rien : aux oubliettes!!! disparu. Le renouveau d’alpine : un miroir aux alouettes juste pour présenter la nouvelle clio (qui va reprendre entre autre le logo Renault énormissime comme sur l’alpine !!! ridicule).. bref au lieu de montrer leur « savoir faire » en design et donner des idées aux autres marques en passant, les marques françaises feraient mieux de concrétiser un peu plus nos rêves..citroen commence à réagir mais les autres? ils attendent de se faire racheter par les allemands?

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