‘Nous allons lancer 3 modèles en 18 mois, c’est du jamais-vu chez Maserati’. Augustin Pion, directeur marketing de la marque au Trident pour la France ne cache pas son enthousiasme. En effet, outre la splendide Granturismo Sport, qui remplace la GranTurismo S et dont nous révélons les détails ici, Maserati s’apprête à faire passer sa production de 6 600 voitures (en 2011) à près de 50 000 dès 2015 !
Comment ? Grâce à l’introduction de 3 nouvelles autos, à commencer par une remplaçante de la toujours séduisante Quattroporte, et ce, probablement dès le salon de Paris. Cette future limousine, qui ne devrait pas reprendre la plateforme de l’actuelle, devrait flirter avec les 5,20 m de long et recevoir des blocs d’origine Ferrari. Elle s’accompagnera d’une autre berline, plus petite mais pas compacte pour autant (5 cm de moins que l’actuelle Quattroporte) qui, elle, et là je demande aux puristes de revenir sur le quiz de Genève plutôt que de lire ce qui suit, se dotera d’une motorisation diesel ! On imagine aussi qu’elle sera construite sur la plateforme de l’actuelle Lancia 300C. Pardon, Thema.

Quelques mois plus tard, sera dévoilé (les fans de Maserati qui lisent encore ces lignes ne devraient pas s’en remettre) un SUV de luxe, le Kubang, mais avec une esthétique différente de celle que nous avons vue lors du dernier salon de Francfort. Il est vrai que ce concept avait reçu un accueil plutôt frais de la part du public et Maserati en a tenu compte. En tout cas, il sera élaboré sur la plateforme de l’actuelle Jeep Grand Cherokee, elle-même cousine proche de la Mercedes ML… Qui a dit perte des repères ?

Il n’en demeure pas moins que pour passer de près de 7 000 à environ 50 000 ventes, Maserati devra développer de façon spectaculaire son réseau de distributeurs (8 en France à l’heure actuelle pour une centaine de véhicules écoulés en 2011, soit une chute de 50 %). C’est prévu, nous rassure Augustion Pion, qui nous apprend aussi que le constructeur de Modène a vu ses ventes mondiales (avec pour marchés principaux, les Etats-Unis, la Chine et l’Italie dans l’ordre) progresser de 8 % en 2011 malgré la crise. Cerise sur le gâteau, les bénéfices se succèdent depuis 3 ans. Comme quoi, dans le Groupe Fiat, certaines marques prospèrent, grâce notamment à de beaux et bons produits.

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