En place depuis 2006, le petit constructeur allemand a usé des technologies de son temps (châssis aluminium, boîte à double embrayage, carrosserie en polyuréthane renforcée de fibre de carbone). On ne s’étonnera donc pas de le voir s’intéresser à la très en vogue propulsion électrique sur le retour.
Après l’Artega GT, une petite berlinette musclée motorisée par VW (V6 3.6 de 300 ch et 350 Nm issu de la Passat R36 en position centrale arrière, transversalement) et pesant à peine plus de 1 100 kg, Artega lance la SE. Dans le principe, c’est à peu près la même, simplement mue par deux moteurs électriques montés au niveau du train arrière. Le tout fourni en énergie par un pack de batterie de 37 kWh. Sauf que… Si la paire de moteurs offre jusqu’à 380 ch, davantage que la GT, la SE annonce environ 1 400 kg une fois calée sur la bascule (310 kg de batterie embarqués). Ce sont en théorie presque 300 kg de plus que le modèle thermique alors que l’un des atouts de ce dernier demeurait la légèreté… À noter que la répartition reste identique avec 57 % de ces masses sur le train arrière.
Toutefois, sans doute aidée par un couple important (malheureusement non communiqué) dès les plus bas régimes, l’Artega SE revendique un 0 à 100 km/h de 4,3 sec, contre 4,8 sec pour le modèle V6 à boîte DSG (le Roadster Tesla en est à 3,9 sec pour 250 ch, 1 240 kg, et 118 500 €). La vitesse de pointe est quant à elle donnée pour 250 km/h contre plus de 270 dans le cas de la GT, mais c’est l’autonomie de 300 km/h ou, selon Artega, de 200 km/h en conduite réaliste ‘confortable‘, qui finira de creuser l’écart avec le modèle thermique.
Artega n’a donc en rien résolu les problèmes récurrents liés à ce type de propulsion, et néanmoins se dit près à proposer cette SE en série aux côtés de la GT, et diversifier son offre. Mais alors que la GT distribuée en France par Chassay s’avère déjà haut-perchée avec 84 900 € prix de base, Artega n’annonce aucun tarif pour son modèle écolo-sportif.
Artega GT

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