Le client Gordini le devra lui aussi. En espérant qu’elle soit suffisamment garnie.
À nouveau, notre losange national déploie son fameux sceau Gordini (ou précisément ‘Gordini Series’) pour, cette fois, l’apposer sur la Clio RS. Un sceau que l’on pouvait penser sacré, avant de soupçonner une petite supercherie à mesure de son grand retour. En rien synonyme de plus de radicalité, la Gordini d’aujourd’hui soigne plutôt le petit confort de ses passagers. Une délicate attention, mais on s’attendait tout de même à autre chose. Une sorte de défaut d’authenticité, qui ne semble pourtant pas chiffonner le constructeur français.
Ainsi, après la Twingo RS, et avant la Mégane RS, voici donc la Clio RS à bandes blanches. Une déclinaison qui s’avère être la plus chère du catalogue. À – partir de – 26 400 €, ce sont 600 € de plus que le modèle Luxe dont elle est issue. Le côté premium sport-chic, nouvelle philosophie Gordini, s’exprime donc bien ici grâce au cuir et un équipement complet. Tandis que la note pourra encore grimper en cochant quelques options supplémentaires (sièges chauffants, toit ouvrant panoramique, peinture spéciale, etc). On le précise mais ça n’est pas une surprise, aucun nouvel élément moteur ou châssis ne se cache sous ces petites touches de blanc. Heureusement et pour le salut d’Amédée, la Clio Renault Sport est une étonnante petite sportive. Une vraie réussite. Mais alors, il reste plus intéressant de choisir un modèle à partir de 23 100 €, tout aussi efficace. A moins que le cuir vous soit indispensable.
Pour ceux tout de même que cela tenterait, le livre de commandes est maintenant ouvert.
Peut-être se rapprochera-t-on du mythe Gordini avec la prochaine génération de Twingo. Grâce au lien qui unit désormais Renault et Daimler, elle devrait avoir une plateforme commune avec la future Smart Forfour, propulsion à moteur arrière…

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