La marque de luxe de General Motors présente l’outil idéal pour que ça déménage. C’est un break, mais il a un petit truc en plus. Il pourra prétendre filer aussi vite qu’une DBS, tout en ayant à bord le chien, la belle-mère et ses bagages. Peut-être de quoi préférer la splendide DBS, finalement. Mauvais exemple. Il pourra prétendre filer aussi vite qu’une DBS, tout en ayant à bord quatre jolies jeunes femmes au lieu d’une. Mieux.
C’est à l’occasion du salon automobile de New York que Cadillac présentera ce show car, version quasi définitive de son break CTS-V. Un break fort séduisant, mais qui n’avait pas encore de déclinaison V-Series. Ce sera chose faite en fin d’année. Les américains seront les premiers servis. Quant à l’Europe, son tour devrait arriver peu après. On retrouve le style très anguleux de la marque et ce capot bombé, laissant présager d’une mécanique volumineuse.
Comme la berline ou le coupé CTS-V, le Sport Wagon aura le privilège d’un étonnant V8 6.2 à compresseur. Moins puissant et sophistiqué que celui de la ZR1, il délivre tout de même 564 ch et 747 Nm sur le train arrière. De quoi lui permettre de rallier le point B aussi rapidement qu’une GT sportive, et de combattre M5 ou RS6 lors d’une épreuve chronométrée. GM n’annonce encore aucun chiffre, mais la berline est bonne pour 4,2 sec au 0 à 100 km/h et… 308 km/h en pointe ! Le break ne devrait pas en être bien loin. Il a d’ailleurs toujours droit à une transmission manuelle ou automatique à six rapports, avec palettes au volant. Et à une suspension active Magnetic Ride, un imposant dispositif de freinage badgé Brembo, de performants Michelin PS2, ou des sièges Recaro optionnels. Enfin comme toute bonne Cadillac, il devrait conserver l’excellente aptitude à cruiser de la berline. Une double facette agréable au quotidien.
Les breaks routiers surpuissants d’outre Rhin auront trouvé un sérieux client. D’autant plus attirant qu’il sera à n’en pas douter beaucoup moins cher qu’une Audi RS6 Avant, ou qu’une Aston Martin DBS.


