La future Murciélago en approche finale

PNC, atterrissage prévu à l’aéroport de Genève dans un peu plus de deux mois. Veuillez redresser votre siège et attacher votre ceinture. Ah ça, il va même falloir bien la serrer, dans tous les sens du terme. D’une part parce que la future Murciélago, vraisemblablement dénommée LP700-4 Jota ou Aventador, coûtera ses 300 000 € bien tassés, d’autre part car elle s’offre un V12 tout nouveau, dont on a déjà parlé ici.
D’une cylindrée de 6 498 cm3, il développe une puissance 700 ch à 8 250 tr/min, pour un couple de 690 Nm à 5 500 tr/min. C’est moins que sur un Airbus A380, mais ça procure des accélérations sûrement beaucoup plus sensationnelles sur un 0 à 100 km/h, puisque l’Italienne ne réclame que 2,9 sec ! Quant à la vitesse de pointe de 350 km/h, elle doit provoquer torsions intestinales et court-circuit neuronaux chez quelques représentants autoproclamés de la sécurité routière. Rien que pour ça, cette Lamborghini mérite notre admiration, mais pas seulement. Dotée d’une coque en carbone, elle ne pèse que 1 575 kg avec sa transmission intégrale et son cockpit luxueux, inspiré de celui de la Reventón. Ce sont certes 10 kg de plus que la LP670-4 SV, mais cette dernière, ultra-radicale de définition, ne flatte guère le postérieur sensible.
Non contente d’étrenner un V12 odieusement dépourvu de toute aide électronique, la LP700-4 embarque une transmission robotisée mono embrayage d’un genre nouveau (ISR, pour Independent Shifting Rod, fourchette de commande indépendante), capable de changer de rapport en 50 ms. Alors oui, certains objecteront que la Ferrari 458 dispose d’une superbe boîte à double embrayage, mais Lamborghini rétorque que celle, plus simple, de la future Murciélago s’avère bien plus compacte et légère. Surtout, elle devrait distiller de savants à-coups, pour que le pilote ait une expérience de conduite jouissivement brutale. Peut-être que certaines Polonaises en prendront au petit déjeuner, mais faut reconnaître que ça reste une voiture d’hommes.
Surtout si débarque d’ici quelques années une version Superleggera SV, encore plus légère et puissante : ça va déménager aux pays des électriques et des hybrides !
En attendant, vous découvrirez dans le prochain numéro d’evo, en vente le 3 janvier, les 1ères impressions de conduite : un des journalistes a été invité par Lambo à en tester un prototype camouflé sur la piste de Nardo. Veinard !
S.S.

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