Lancée fin 2011, la DS5 connaît un succès mitigé. 80 000 exemplaires vendus dans le monde, c’est près de 4 fois plus que de C6 sur le total de sa carrière, mais c’est aussi un tiers des ventes annuelles d’Audi A4. Quoi qu’il en soit, c’est à la DS5 que revient l’insigne honneur de lancer DS en tant que marque à part entière en Europe, à l’occasion de son restylage de mi-carrière. A cette occasion, elle reçoit un nouveau museau, avec une calandre et des projecteurs inédits intégrant LED et xénon, ainsi que des moteurs remaniés, à commencer par le THP 165 équipant notre modèle d’essai…

Technique

ds5 projecteur

Pour des raisons de coûts mais aussi de poids (trop lourd signifie trop de CO2), c’est sur la plate-forme 2 de PSA qu’est établie la DS5 (celle des 3008 – 5008 notamment) et non celle de la C5. En clair, elle se contente de suspensions très classiques (McPherson à l’avant, essieu de torsion à l’arrière), se privant donc de l’hydraulique et du multibras de la berline aux chevrons. Dommage car sur le papier elle demeure en retrait des épouvantails allemands. En tout cas, elle bénéficie des amortisseurs PLV (Pre Load Valve) inaugurés fin 2013 sur la HDI 180, censés adoucir le passage sur les petites aspérités.

Côté moteur, elle se pare du THP 1,6 l, qui passe de 156 à 165 ch tout en demeurant à 240 Nm de couple. Installé en position transversale avant, il s’attèle uniquement à une boîte automatique Aisin à 6 rapports dite EAT6. Malgré une puissance en hausse, il consomme officiellement 18 % de moins, avec une moyenne de 5,9 l/100 km, soit 135 g/km de CO2. Malgré les 1 429 kg de la bête, il l’emmène à 202 km/h en pointe et la propulse de 0 à 100 km/h en 9,5 sec, soit des performances un peu meilleures que celle de l’ancienne THP 156 en boîte méca.

Au volant

DS5-tableau

Je ne sais pas pour vous, mais moi, la ligne de la DS5 me botte. Décalée, haute mais judicieusement proportionnée et parée de ce qu’il faut de chrome, elle résiste fort bien à l’outrage des ans. A l’intérieur, je suis toujours séduit par la forme du tableau de bord, une grande vague enveloppante réalisée dans un très beau plastique. Le cuir semi-Aniline (option à 1 750 € tout de même) présente une douceur dont on devient vite accro, tandis que les parements en véritable aluminium ajoutent une touche de luxe agréable. Sur les parties basses, des matériaux bas de gamme subsistent, mais ça n’a rien de choquant et globalement, on se dit que l’ambiance paraît suffisamment haut de gamme.

ds5-toit

Si avec le restylage, la console gagne un écran tactile qui la simplifie, on ne pas dire que l’ergonomie soit une réussite. Il y a des boutons partout, même au plafond (il paraît que ça fait aviation) et la visibilité vers l’avant s’avère entravée par les montants de pare-brise qui vont chercher loin devant. La ceinture de caisse est haute, la lunette arrière petite : on n’y voit pas grand chose. Sans oublier le rétroviseur intérieur, franchement gênant…

ds5-bouchon

Mais le pire intervient quand on roule durant une journée ensoleillée : le tableau de bord, pourtant sombre, se reflète dans le pare-brise et quand les rayons lumineux entrent par les panneaux vitrés du toit, ils rendent l’écran central illisible. Solution, tirer les stores électriques, en tâtonnant parmi les touches au plafond, mal repérées.

 

Dommage car la position de conduite est bonne, et le siège conducteur vraiment excellent. Grâce à son assise extensible et relevable sur l’avant, il soutient idéalement les grandes cuisses, cale bien le dos en virage et présente une fermeté que l’on peut ajuster à son gré grâce aux commandes électriques.

En ville, le moteur fait preuve d’une grande douceur, à l’image de la boîte et de la direction. Comme on est assis assez, on a un point de vue de dominant, aussi la conduite est-elle très agréable en ville, même si au démarrage, le convertisseur de couple est un peu brusque. Les nouveaux amortisseurs réalisent un excellent travail de filtration, malgré les jantes de 18 pouces (chaussées en Michelin PS3 235/35), bref le confort est très appréciable. Il en va de même sur route, où l’on se trouve toujours fort bien porté même si au passage de ralentisseurs, on note des mouvements de caisse inopportuns : un peu trop de souplesse en compression apparemment. Notons l’étonnante discrétion du stop & start, pourtant ici très simple : on pourrait s’en inspirer chez BMW.

ds5-route

Pour sa part, le THP  monte gentiment en régime dans un ronron assez sympathique, tandis que la boîte sait se montrer vive. Dommage qu’elle ne dispose ni d’un vrai mode manuel ni de palettes. Les performances ne sont évidemment pas violentes, mais enfin, on n’a jamais l’impression de se traîner, le moteur faisant preuve de bonne volonté.

Bien équilibré, le châssis offre également une belle adhérence, qui rassure et permet de passer très vite en virage, où d’ailleurs les aspérités ne le perturbent pas, au contraire de ce que j’ai constaté en 2011 au volant de la THP 200. Seulement, on ne s’amuse pas, mais alors pas du tout. Pas assez directe et très peu informative, la direction commande un train avant pataud et surtout, elle ne s’alourdit pratiquement pas à mesure que l’on braque. En clair, on ne sent pas du tout les réserves de grip, heureusement très importantes. Sauf à le provoquer de façon débile, l’arrière ne bouge pas, et en conduite rapide, la boîte apparaît parfois brusque, surtout en mode ‘S’. Le message est évident : cette voiture se destine à une clientèle paisible, plus soucieuse d’aller d’un point A à un point B dans un maximum de confort que de dynamisme. Ce que confirme la pédale de frein trop molle.

ds5-route-soleil

On n’y peut rien changer car il n’y a pas de modes de conduite, au contraire de ce qu’on trouve chez la concurrence premium. Autant de griefs que j’ai communiqués à Citroën, où on m’a avoué réfléchir à la question. En l’état, la DS5 THP 165 ne s’adresse pas  aux personnes appréciant une conduite active, et c’est bien dommage, surtout qu’une Peugeot 508 THP sait se montrer amusante…

ds5-arr

Autre déception, la consommation, qui franchit aisément les 10 l/100 km alors qu’on ne conduit pas sportivement. Là encore, il faut rouler pépère (vous avez vu la référence ?) pour obtenir des chiffres corrects. Alors, c’est ce qu’on fait, on se détend dans les fauteuils en cuir d’une douceur exquise, on monte le son de la hifi d’assez bonne qualité et on regrette que l’afficheur tête haute ne relaie pas les données du GPS. De toute façon, les reflets dans le pare-brise compliquent tellement la visibilité que hausser le rythme devient peu rassurant…

Face à la concurrence

ds5-statique

En finition haut de gamme Sport Chic, la THP 165 réclame tout de même 40 300 €, mais la Chic commence à 33 750 €. En série, la plus chère  dispose du cuir, des sièges électriques, des jantes de 18, des projecteurs mixtes xénon/LED, du GPS ou encore de la caméra de recul. La concurrence. Quelle est-elle ? Dure à dire. Doit-on comparer la DS5 à des monospaces premiums genre BMW Série 2 Active Tourer, ou à des breaks luxueux comme l’Audi A4 Avant ? Une BMW 218i AT, ou une 316i Touring, équipée comme la DS5 coûte 2 000 € de plus (avec 136 ch qui marchent comme 165…), tandis qu’une A4 Avant 170 ch Multitronic Ambiente dotée comme la Citroën flirte avec les 50 000 €. Une Mercedes B200 7G-DCT Fascination revient, à dotation équivalente, à plus de 44 000 €, et une C200 Break (184 ch) à plus de 50 000 €… La Citroën est bien placée.

Pour le reste

Les adeptes de conduite active pourront attendre la sortie de la DS5 THP 210, prévue pour la fin de l’année, au même prix que la 165 mais en boîte manuelle uniquement.

console

 

Essai DS5 THP 165, Pépère sera content
Moteur : 4 cylindres, 1 598 cm3, turbo, CO2 : 135 g/km, Puissance : 165 ch à 6 000 tr/min Couple : 240 Nm à 1 400 tr/min Poids : 1 429 kg (8,6 kg/ch), Performances : Vitesse maxi : 202 km/h (constructeur), 0 à 100 km/h : 9,6 sec (constructeur) Prix de base : 33 050 € En vente : Maintenant
Moteur75%
Comportement75%
Qualité et design85%
Confort et pratique85%
Emotion50%
Les +
  • Confort
  • Look et matériaux
  • Tenue de route sûre
Les -
  • Visibilité épouvantable
  • Pas du tout du tout dynamique
  • Freins mous
74%Note Finale
Note des lecteurs: (61 Votes)
45%

17 Réponses

  1. Rom

    Sur le principe cette DS est une voiture formidable. L’auto est vraiment réussie, elle est belle, elle est originale même si le confort laisse à désiré (mais les allemandes sont-elles les reines du confort?) et que l’intérieur (interface multimédia incluse) n’est pas au niveau des premiums. Pour moi, son seul véritable défaut est le choix dans les motorisations: les 4 cylindres 2.0 c’est bien, mais pour aller se faire une place dans le segment haut de gamme, c’est juste. Au même titre que le nouvel Espace cherche à satisfaire des clients différents susceptibles de rouler en allemande avec des 4 cylindres 1600 cm3! Les malus, les contrôles radars, le prix des carburants…. La France ruine la France

  2. Yann Plusquellec

    +1. Cette voiture, c’est la parfaite illustration d’un problème typiquement Français. La nostalgie d’une grandeur passée, le mythe récurant de « La France éclairant le monde », la France qui voudrait bien jouer dans la cour des grands, mais qui refuse de voir que le Monde a changé, qu’il a évolué plus vite qu’elle, et pas forcément dans la même direction… La France qui voudrait bien suivre, finalement, mais qui soit n’en a pas les moyens, soit ne s’en donne pas les moyens, et qui s’étonne que ça ne marche pas… La France qui est larguée… aaaahhh…

    « C’est point commode d’êtrrre à la mode
    quand on est bonne du currré
    C’est pas facile d’avoirrr du style
    quand on est une fille comme moué…
    J’voudrrrais ben mais j’peux point…
    ouin ouin ouin…
    Quand c’est la fête j’en perrrds la tête
    J’voudrrrais ben aller danser
    J’voudrrrais monter à motocyclette
    Pour m’ prrromener dans les prrrés
    Et qu’un beau gars me compte fleurrrette
    Avec des disques à succès
    Carrr les cantiques ça n’vaut pas Claude Frrrançoué!
    Et j’veux toujourrrs ben, mais j’peux toujourrrs point
    ouin ouin ouin… »
    Tout est là.
    Pour les mélomanes avertis de ce site (suivez mon regard…), je rappelle que quand le Monde découvrait Janis Joplin, nous, on avait Annie Cordy. Tout est dit.

    • AL78

      Janis Joplin au grand talent qui nous a charmé n’a pas vécu longtemps.
      Annie Cordy avec une grande carrière et grands succès qu’on ne saurait lui contester est encore là pour vous chanter ne serait-ce que « tâta Yoyo ».
      Alors à votre avis qui est largué?
      Les valeurs de la France restent ! Preuve en est, la qualité de nos voitures ! A l’heure de la COP 21, pourquoi aller chercher à perpette ou à Tataouine? ce que le peut trouver à notre porte, en faisant travailler notre économie nationale et en limitant les dépenses inappropriées d’énergies polluantes. Voilà un vrai sujet de réflexion, à méditer.

  3. Yann Plusquellec

    C’est exactement ce que je dis, Tryphon: il y a belle lurette que de l’eau passe sous les ponts, le monde bouge et évolue, et la France persiste à nous faire du Annie Cordy. Même fringante, et sauf le respect que je lui dois, Annie Cordy reste…Annie Cordy…! Elle a beau mettre « une mini-jupette et un corrrsage à trrrous-trrrous », elle reste complètement décalée et ne fait guère illusion face aux réalités du Marché que sont, (par exemple) Shakira ou Beyoncé… Ou suivant l’image musicale de Stéphane Schlesinger himself, face à Pink Floyd, la France est fière de soutenir et de vous préseeeeeenter… GOOOOOLD !!!!! :-(

  4. Yann Plusquellec

    @Riton: Comme le dit très justement Rom, « les 4 cylindres 2.0 c’est bien, mais pour aller se faire une place dans le segment haut de gamme, c’est juste. Au même titre que le nouvel Espace cherche à satisfaire des clients différents susceptibles de rouler en allemande avec des 4 cylindres 1600 cm3! » Avec de telles motorisations, les DS5 et 508 ne peuvent pas jouer dans la cour des A6, Série 5 et Classe E. C’est pour cela, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils bataillent avec les A4, Série 3 et Classe C. Et encore… Avec leurs versions bas de gamme, les moins puissantes ! Le segment « Premium » ne se conçoit pas sans motorisations ad-hoc. C’est ce que les Français n’ont pas encore compris: ils en sont encore à penser que quelques chromes peuvent faire illusion…

    • Stéphane Schlesinger

      En même temps, ces allemandes premium sont en très grande partie achetées par les flottes. Et celles-ci privilégient les versions les plus économiques, donc les entrées de gammes. C’est donc là le gras du marché et il apparaît économiquement logique que les constructeurs français essaient de le pénétrer par là (si je puis dire…). En matière de motorisations, ils sont compétitifs (vous avez vu que la Série 3 restylée reçoit un tout petit 3-cylindres ?) et en finition, franchement la DS5 n’a strictement rien à envier à ses rivales de chez Mercedes. Ce serait même l’inverse. Ce qui manque à nos marques tricolores, ce sont des modèles emblématiques, concurrents des BMW M3 et Audi RS4, de beaux vecteurs d’image…

      • Segel

        Ce n’est pas vrai : regardez par exple les enquêtes qualité d’AutoPlus, une DS c’est du low cost en fabrication, pas grand chose à voir avec BMW (1er avec la série 3 et avec la série 5) ou Audi.
        C’est pas les plastocs chromés ou les gadgets plus ou moins utiles qui font la vraie qualité …
        Sans parler des possibilités énormes de personnalisation des premiums sans commune mesure avec le prêt à porter industriel des généralistes, un particulier connaisseur fait la différence, pas le consommateur lambda à qui s’adresse ce cétacé (revoyez aussi le poids sur la balance et vous pouvez ajouter tranquille 100 kg)

  5. Yann Plusquellec

    Les versions bas de gamme de ces véhicules Allemands dont les flottes sont friandes n’ont de Premium que l’image procurée par les modèles puissants du haut de gamme. Mais pour qu’une marque puisse se construire cette image Premium, il lui FAUT proposer des versions avec des motorisations nobles. Même si leur production est marginale, ce sont ELLES qui génèrent les ventes du gras du marché. Les marques Françaises, elles « voudrrraient ben » avoir l’image Premium pour vendre plus de voitures « normales », mais « y arrrivent point »… même si effectivement leurs modèles n’ont pas à rougir face à la concurrence.
    La série 3 trois cylindres ne se vendra que parce qu’extérieurement il n’y a pas moyen de savoir qu’elle a un petit moteur, et même que le quidam moyen ne peut pas imaginer qu’elle puisse en avoir un si petit: dans sa tête, une BMW a FORCEMENT un moteur puissant, donc valorisant. Alors que dans sa tête, une Française a FORCEMENT un petit moteur, donc pas très valorisant… C’est toute la différence. Ce qui fait vendre les voitures dans ce créneau, c’est l’IMAGE. Et c’est précisément cette IMAGE qui fait cruellement défaut aux marques Françaises. C’est le résultat désolant d’un choix politique (puisque dans ce pays TOUT est politique) manquant totalement de vision et de compréhension du contexte économique. En cela, je suis absolument d’accord avec Rom: La France ruine la France.

  6. Speed

    pour ajouter de l’eau dans le moulin (non thermique celui ci, quoique) la L3 BMW cube 1500 cm3 et développe 136ch ce qui est déjà dans le milieu de gamme supérieure de la concurrence française à cylindrée presque égale avec une gamelle de plus. Donc niveau supériorité technique je crois là encore que les teutons sont devants!!!

  7. Yann Plusquellec

    Essayez juste de réfléchir à toutes les innovations technologiques apparues en automobile, disons, dans les 15 dernières années: parmi toutes celles ci, qui sont nombreuses, combien ont été françaises? La réalité est bien là: les leaders sont teutons, la France est là aussi à la traîne. Elle fait ce qu’elle peut pour suivre, mais loin derrière.

  8. lebarje

    hum! je serai pas aussi catégorique. les français innovent aussi. je pense que pour être catégorique il faudrait se pencher par le nombre de brevet déposés par les marques françaises. équipementiers principalement car finalement à part le moteur c’est de tout le reste qu’on parle.
    pour DS il est trop tard désormais pour se faire une place dans le premium avec des gros moteurs. la mode est désormais au downsizing. celui qui te sort un gros moteur aujourd’hui sur une gamme berline soit il a rien compris soit il est contre courant. les français ont laissé passer leur chances pour rester dans l’inconscient collectif comme des marques premiums.
    les allemands font des petits moteurs désormais. Mercedes se fournit chez Renault et BMW fait appel à toyota ou Citroën, alors qui est devant..?

    • monsterjayjay

      les Allemands ! Certes, Renault fournit des petits moteurs à Mercedes mais en contrepartie des gros moteurs pour la marque haut de gamme de l’alliance Infinity. Et Mercedes vend sa classe A avec option à plus de 30000€ ! Bmw n’a aucun moteur PSA dans sa gamme actuelle, et seul Mini en a eu. Et c’est BMW qui fournit des moteurs à Toyota, pas l’inverse. La marque premium de Toyota propose des versions V8 car il faut bien faire rêver les grands enfants. Idem, chez jaguar….Bref, aucune marque premium fait l’impasse sur des versions puissantes…qui au final se vendent très bien dans le monde, USA, Chine, Russie.

  9. NashTULSA

    N’oublions pas non plus la mode du « downsizing » (que je déteste ce mot !).
    Les normes anti-pollution sont à l’origine de la disparition de bons nombres de cylindres dans nos moteurs. Les malus hallucinants que paient les acheteurs de gros V8 ou autres motorisations « polluantes » (se baser uniquement sur le rejet de CO2 est une bêtise sans nom) poussent les constructeurs à proposer des petites cylindrées qui, de toutes façons, représentent la majorité des ventes.

    Je suis le premier à regretter cette réalité et on peut en effet se poser la question : Mais pourquoi PSA ne passe t-il pas d’accord avec AMG, BMW MotorSport ou le groupe VAG pour leur fournir de gros moteurs qui de toute façon ne se vendront majoritairement qu’à l’étranger ?

    Une DS9 avec V12 hybride de 600Ch, on y croit :)))

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