AMG a créé un pack spécifique pour le coupé classe C de la marque à l’étoile, qui est annoncé comme pimentant l’expérience de conduite. Est-ce une C63 en réduction ? Nous allons voir.

Ne commencez pas à être trop enthousiaste. Tout d’abord, il ne s’agit que d’un « pack AMG » et non d’une « réelle » version AMG exclusive (une place occupée par la C63 AMG). Ce pack est disponible notamment sur le quatre cylindres C250. Ensuite, les appellations AMG de ce type fleurissent dans la gamme Mercedes et notamment la gamme C coupé, et s’appliquent à toutes sortes de versions différentes. En bref, c’est un peu devenu un effet marketing. Le titre officiel de notre monture est C250 pack Sport AMG Plus. Pas des plus mélodieux.

Technique

C’est une version améliorée de la C250, avec tout de même plus de changements que peut le laisser supposer son appellation « pack ». L’amortissement est affermi grâce à l’emploi de ressorts et d’amortisseurs tarés plus durement, la géométrie du train avant est également retravaillée. L’échappement est revu ainsi que le calculateur électronique qui est présenté comme provoquant une réponse plus rapide à la sollicitation de l’accélérateur. La boîte à 7 rapports bénéficie d’une gestion là aussi spécifique et plus pointue. Malgré l’appellation prometteuse C250 nous laissant entrevoir qu’un six cylindres ronronne sous le capot, c’est bien un plus vulgaire quatre cylindres 1,8 litre « Blue efficiency » qui officie, en développant une pâle puissance de 204 chevaux.

Au volant

Commençons par les bonnes nouvelles. Les améliorations concernant le châssis ont bien porté leurs fruits. Le comportement est affiné et le train avant semble plus agile. La direction ainsi que la réponse à l’accélération donnent vraiment l’impression d’être à bord d’une C63 junior. Bien que Mercedes tende à apposer le badge AMG un peu facilement, les améliorations ici apportées ont bien été étudiées à Affalterbach, au sein des locaux du préparateur AMG.
Le comportement routier est bien équilibré, d’autant plus que les petites routes sur lesquelles nous avons réalisé notre essai étaient glissantes et à la surface inégale. Les pneus arrière abandonnent progressivement leur adhérence en cas de forte sollicitation et permettent ainsi de pouvoir « placer » le train arrière en virage. La fonction ESP Sport permet de lâcher un peu la bride au pilote, l’autorisant à faire joujou et intervenant uniquement dans le cas où les choses tourneraient vraiment au vinaigre.
Maintenant, passons aux mauvaises nouvelles. Le moteur au souffle court et la boîte de vitesse perpétuellement hésitante. L’échappement rauque sonne plus japonais que haut de gamme allemand. Et du fait que le moteur doit être cravaché pour délivrer le meilleur de sa puissance, la sonorité se fait vite envahissante. Le moteur turbocompressé répond rapidement à la pression du pied droit, mais il manque d’endurance et l’accélération est émoussée par la recherche constante du bon rapport de la part de la transmission automatique. On a l’impression que la boîte attend une avalanche de couple qui ne vient jamais, tombant une vitesse, puis remontant le rapport et enfin rétrogradant encore une seconde ou deux après alors que rien de plus ne se passe.
Il est bien sûr possible de prendre les choses en main concernant le changement des rapports de vitesse, mais en mode manuel, la réponse est si lente sur les changements de rapports que même les enthousiasmes les plus fervents se retrouvent bridés.

Face à la concurrence

Le pack AMG s’offre à 3 950 €, ce qui, au vu des prestations finales de l’auto qui en est équipée, n’est relativement pas cher payé. Par contre, à ce prix, le moteur reste anémique comparé à une 325i coupé Edition M sport, qui reste moins chère de 8 000 € et offre la musicalité de son six cylindres. Dans la même maison, la C250 CDI est également disponible avec le pack AMG et permet de choisir une boîte manuelle.

Pour le reste

En Allemagne, ce modèle s’appelle « C250 engineered by AMG » (mise au point par AMG) , mais Mercedes France a préféré retenir l’appellation pack AMG, pourtant mois parlante.

Edouard Alex

Essai : Mercedes C250 AMG
Fiche technique Moteur : quatre cylindres 1 796 cm3 turbocompressé Puissance : 204 chevaux à 5 500 tr/min Couple : 310 Nm à 2 000 – 4 300 tr/min Boîte automatique à sept rapports CO2 : 163 g/km Vitesse maxi : 240km/h 0 à 100 km/h : 5,2 secondes Consommation moyenne : 7,0 l/100 km (données constructeur) Prix : 58 950 € en version sport avec le pack AMG
Moteur70%
Comportement79%
Qualité & Design85%
Confort & Pratique60%
Emotion75%
LES +
  • Les modifications rendent la conduite plus affuté
  • Look AMG
LES -
  • Motorisation pas à la hauteur
  • Boîte de vitesse non aboutie
74%Note Finale
Note des lecteurs: (13 Votes)
36%

7 Réponses

  1. Japman

    Eh c quoi ce sectarisme primaire au sujet de l’échappement rauque sonant plus japonais que haut de gamme All…
    Non mais sans rire vous voulez comparer le son duV10 d’une LFA avec celui pourrit d’une M5 ancienne génération ?(car la nouvelle avec son V8 turbo c encore pire)
    Et la on verra qui fait un bruit minable, ce qui doit êtres une spécialité Allemade au demeurant (moi aussi j’aime être sectaire) !
    Sinon pour le reste de l’essai c du packaging, chez les constructeurs, mais avant faire ressembler son os, au haut de gamme du même modèle ca s’appelait du tuning !
    Son fort les Teutons même aujourd’hui il rendent classe sur une merco bas de gamme c qui est considère comme de mauvais goût sur une C5 !
    Moi ca me laisse sans voix ….

    • arf

      @Japman: il faudrait comparer des choses raisonnables … une LFA a peut être un joli bruit mais c’est le moins qu’on puisse offrir à … 400 000 € la voiture ….
      Une GTR ou même une 350/370 Z auraient été plus pertinentes …

  2. arf

    @Japman: il faudrait comparer des choses raisonnables … une LFA a peut être un joli bruit mais c’est le moins qu’on puisse offrir à … 400 000 € la voiture ….
    Une GTR ou même une 350/370 Z auraient été plus pertinentes …

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