Oh, quelle surprise. Quel choc. Quelle fraîcheur. Quel renouveau. Quelle audace. Etc, etc. Non, évidemment rien de tout cela. Évidemment pourrait-on simplement rétorquer : à quoi bon changer son fusil d’épaule et une équipe qui gagne ?! Audi vient de lever officiellement le voile sur son nouveau Q. Oui, le plus petit Q d’une fratrie donc désormais composée (de la taille XL à la taille S) des Q7, Q5 et donc ce nouveau Q3. La gamme des SUVs du constructeur d’Ingolstadt s’étoffe donc en taille avec le petit dernier appelé à croiser le fer avec des adversaires comme le BMW X1, le Mercedes GLK ou autre Range Rover Evoque dans la catégorie des SUVs compacts.

Le reste est du vu, revu, connu… Et reconnu. De l’art ici de croiser un Q5 avec une A1. Impossible de passer outre la calandre single frame et autres artifices et traits de caractère cosmétique habituels chez Audi. Préfiguré par le concept Cross Coupé, ce Q3 s’en distingue donc un peu sur le plan stylistique se rapprochant des dernières créations de la marque. Il conserve cependant une particularité sur ce segment avec une forme de hayon inclinée caractéristique dans la concurrence offre un hayon vertical. Tout juste peut on pointer une forme des optiques un peu novatrice, pour le reste…

Ce crossover avec un volume de chargement de 460 l sera proposé avec les dernières motorisations mazout et essence. A terme l’offre TDI permettra un choix entre 140 ch et 177 ch quand les moulins TFSI de 2.0 l offriront 170 ch ou 211 ch. Seuls les moteurs les plus puissants seront jumelés à une  boîte robotisée S-tronic à 7 rapports quand les autres bénéficieront d’une boîte manuelle à six rapports.  Ces mêmes moteurs les plus puissants héritent également de la transmission intégrale Quattro. Le Q3 sera dévoilé en Chine (produit sur place à terme ?) et assemblé en Espagne au sein de l’usine Seat de Martorell pour la clientèle du vieux continent. Une idée des tarifs ? Le ticket d’entrée s’affiche à 29 900 euros en Allemagne. Troisième membre de la famille Q chez Audi, ce petit nouveau n’a au final franchement rien de novateur. Mais rien de repoussant non plus à la lecture par exemple d’une liste d’équipements pléthoriques. Conclusion ? Il devrait se vendre sans mal sur tous les marchés où Audi le lancera. Un bien pour le constructeur. On l’aura compris, ici nulle prise de risques : on capitalise sur du sûr. Pour une bouffée de passion on repassera.

Laisser un commentaire