La dernière Lamborghini Murciélago s’en est allé des chaînes de production. Eh oui, après plus de huit ans de bons, loyaux et merveilleux services, la bête fait ses adieux. Elle avait fait ses premiers tours de roue comme monstre de série au début de l’an 2002, en remplacement de la Diablo. La voici fin 2010 au terme de son parcourt, après avoir connu quelques évolutions et séries spéciales. On évoquera principalement la LP640, apparue en 2006, ou la toute dernière déclinaison LP670 Super Veloce, alias SV, en 2009. On pourra aussi citer les différentes versions roadsters, dont la LP650-4, l’étonnante Reventón et sa version découvrable bien sûr, ou encore la SV China Edition (Sant’Agata soigne ce nouveau marché d’envergure). Toutes armées d’un V12 de 6.2 puis 6.5, et d’une bonne dose de testostérone.
La toute dernière à sortir des chaînes fut une SV peinte de la teinte Arancio Atlas. Un modèle qui revient à un client suisse. L’ultime d’une longue série de 4 099 Murciélago produites depuis 2002. Et si la bête a en partie utilisé la fibre de carbone dans sa construction aux côtés de l’acier, sa remplaçante devrait en faire un usage bien plus intensif. Ainsi, même si la nouvelle pourra nous chagriner, le départ de la Murciélago annonce aussi l’arrivée prochaine d’une nouvelle Lambo toujours plus impressionnante. Du moins, on aimerait ça. Une ‘Jota’ qui pourrait en effet gagner encore quelques chevaux, mais surtout perdre de très nombreux kilos face à la Murciélago sur le départ.
On vous laissera donc choisir entre la grisaille de voir partir la bête, et l’enthousiasme d’en voir arriver une autre encore plus méchante.

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