On est une Porsche ou on n’en est pas une. Et avec ses qualités comme ses défauts, la Panamera en est une, de Porsche. C’est marqué dessus. Ainsi, la nature aidant, l’appel de la piste est trop fort. La Panamera ne peut résister.
En effet, la grosse berline se retrouvera bientôt au coeur de courses effrénées. Celles du dimanche après-midi, sans les marmots à l’arrière. Après qu’une de ses rivales sur la route, l’Aston Martin Rapide, s’y soit essayée lors des 24 Heures du Nürburgring 2010. En revanche, la transformation n’est ici pas tout à fait la même. Si Aston minimisait les modifications afin de démontrer les qualités originelles de sa voiture de route, la Panamera ‘de course’ sera quant à elle profondément modifiée.
Prenant pour base la Panamera S (V8 400 ch, propulsion, 1770 kg officiels) elle perd ici 450 kg pour n’en supporter que 1320. Un superbe coup de pouce pour le rapport poids/puissance, d’autant que cette même puissance augmente de quelques dizaines de chevaux pour culminer à 450 ch. Provenant toujours du V8 4.8 placé à l’avant. Mais cette Panamera prête à concourir pour la Supercar Racing Series d’origine italienne est effectivement bien différente d’un modèle de série. Préparée conjointement par Porsche Racing et le team italien N.Technology, spécialiste des Touring cars, elle reçoit un habitacle dépouillé, une boîte séquentielle, une nouvelle direction, une suspension réglable, des jantes Magnesium, des pneus slick, ou une carrosserie de compétitrice. Lame avant, ailes élargies, aileron arrière. Tout ça dans le cadre des réglementations bien sûr. Sa construction a débuté en février 2010, les premiers essais s’étant déroulés en mai pour une première participation officielle à Hockenheim le 13 juin. Fabrizio Giovanardi, pilote italien expérimenté en championnats de voiture de tourisme en prendra le volant.
Quand une baleine se la joue ballerine, la transformation a de quoi retenir l’attention. Pourtant très efficace et performante, la Panamera reste malheureusement trop avare en sensations et pas franchement sexy sur nos routes. En voici un joli remède. Seulement réservé à la piste – et monsieur Giovanardi pour le moment.

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